ADALBERTO LIBERA
Adalberto Libera ? Peu de monde connaît. La villa Malaparte ? Déjà plus. Le Mépris ? Vous y êtes. Pour résumer : sans Libera, la villa qui abrita le Mépris de Godard n’aurait pas cette forme.
Adalberto Libera fréquente d’abord l’Instituto Stattale d’Arte de Parme puis la faculté d’architecture de Rome avant de rejoindre en 1927, le Gruppo 7 partisan d’un rationalisme italien. Mais son œuvre majeure, c’est bien cette villa de Capri destinée à l’écrivain Curzio Malaparte.
La maison, allongée, de couleur rouge est bâtie sur un promontoire s’avançant vers la mer, loin de toutes autre habitation, seulement accessible par un sentier ou par les flots, réputés peu commode à cet endroit. Un large escalier rejoint le toit terrasse que vient rythmer un arc blanc.
Mais, à bien y réfléchir, la villa Malaparte nous attirerait-elle autant si elle avait été construite dans un autre site ? Certainement pas. Par trop monolithique, elle pourrait être confondu avec un bunker si elle était grise au lieu d’être rouge. Des excès du rationalisme.
Après la guerre, Libera travaille à l’érection du palais des congrès de Rome EUR, de la cathédrale de la Spezia ainsi qu’à plusieurs commandes publiques.
La villa Malaparte méritait bien que l’on s’y attarde : vous en connaissez beaucoup des villas qui surplombent de cette façon la méditerranée, avec tant d’aplomb ?
Texte : Arnaud
















