CARS

Audi A1 1.4 TFSI – Test Express

Publié par le 13/10/2010 – 17:45Pas de commentaires

Nouvelle venue sur le segment des citadines dites premium, l’Audi A1 vient affronter des références établies telles les Mini, Alfa Romeo Mito ou encore Citroën DS3. Bien, mais nous ce qui nous intéresse avant tout c’est de définir si cette voiture est Blenheim ou pas. Pour s’en faire une idée, rien de tel que 500 km à son bord.

Pour une fois qu’une citadine branchée ne fait pas dans le retro-design, nous devrions être contents. Et bien non, pas de chances (ceci dit on ne voit pas trop à quoi une mini Audi rétro pourrait se référer).  L’avant est ridicule avec cette calandre Singleframe disproportionnée et cet air trop méchant, l’arrière lui à l’air boudeur. Reste le profil, plutôt dynamique, malgré le traitement de surface aussi ennuyantes que sur les autres Audi. Les arches de pavillon peinte en argenté sont amusantes – les A1 qui n’en sont pas occupées passent aussi inaperçues que de “vulgaires” Polo.

Avec ses 122 chevaux et son turbo qui se fait entendre à chaque lever de pied, l’A1 a largement de quoi rouler  bien vite. Le problème est, comme d’habitude, la linéarité de l’accélération qui gâche tout le plaisir. Ce qui ne mérite qu’une note moyenne, parce-qu’on est gentils.

Avec son châssis sport et sa direction ultra directe, l’A1 se faufile dans le circulation urbaine avec vigueur, et est un véritable régal sur petites routes. Le maniement des palettes ou du levier de vitesse étant de plus tout a fait sans reproche, on prend presque du plaisir à la conduire. Bien.

Qui se rappelle de l’Audi 50 ? Comme l’A1 , ce fut une Polo restylée, la première. Aucune raison que cette voiture ait plus de succès dans les décennies à venir.

Constat mitigé. Ciblant naturellement une clientèle féminine, l’Audi A1 décroche le regard de quelques passantes. Problème, elles sont plus bourgeoises que Blenheim, ce qui nous enchante que moyennement. La moue renfrognée de l’Audi, et son intérieur uniformement gris, ont par contre fait fuir notre passagère. Zut.

Cette voiture sans histoire ne mérite pas beaucoup plus que 2 twiggs au Blenheim Factor pour nous. Pas folichonne à conduire où a regarder, sa principale qualité est de proposer une expérience de conduite digne d’une grande routière (confort aux places avant, équipement incroyable…). Mais de cela, on se soucie guère. De l’émotion, que diable !

Texte et photos : Yan Alexandre

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