Les Blenheim Drivers ont tout compris : ils roulent au quotidien dans des voitures qui mélangent style et coolitude totale. Bref, ils ont le Blenheim Factor. Nous les rencontrons pour une interview embarquée.

Driver : Bart Lenaerts, journaliste automobile et rédacteur-en-chef des livres WAFT. Voiture : Mercedes 280 SL ’71. Lieu : Antwerpen

Ta première voiture ?

Une Honda Accord 1.6. Je l’ai vite remplacée par une BMW 2002 bleue foncée, avec 4 Cibie à l’avant.

Celle-ci tu l’as depuis combien de temps ?

J’ai plusieurs voitures, dont une new Mini, une Fiat 500 de 1971, une Triumph Roadster de 1948, une VW T3 Westfalia Campervan de 1980, une Glass 1700 GT de 1967 et une Mustang coupé ’65. Nous avons acheté cette Mercedes 280 SL Pagode 1971 il y a presque cinq ans.

Pourquoi cette voiture ?

Longue histoire. C’est la parfaite illustration de comment une très mauvaise idée peut se transformer en magnifique histoire d’amour. Je crains que ma femme et moi ne gagnerons jamais le prix de l’investisseur le plus intelligent : nous avions acheté cette voiture pour laisser dans une auberge près de Bordeaux afin de la louer à quelques touristes amateurs de cognac. Un été brûlant plus tard, il s’est avéré que ce fut le plus mauvais business plan automobile depuis la Ford Edsel. Heureusement, la perte financière a été complètement compensée par l’inestimable joie de la conduire pendant 2 jours jusqu’à Bordeaux pour mon 40e anniversaire. Je suis amoureux de cette voiture. Bien que conçue dans les années 1960, c’est un parfait daily driver.

La plus belle route que tu aies faite ?

J’adore les Vosges, pour les routes et les voitures. J’ai bien peu d’être un vrai amateur de Bugatti. C’est très cliché, mais j’adore la Californian Highway One. En général, je préfère les départementales rapides aux cols comme les Stelvio ou le Turini. Je ne trouve pas beaucoup de plaisir dans les épingles.

Ton plus beau souvenir automobile ?

Ma vie consiste à être sur la route, alors il y en a beaucoup. La Route Napoléon avec une Bugatti Veyron Grand Sport était quelque chose d’assez spécial, comme le Col d’Oléron en Bugatti Atlantic, ou le Col du Nideck en Bugatti 35. Conduire la BMW 328 du Rome Berlin autour de la Walchensee, à côté de Munich, sous une pluie torrentielle, fut une expérience qui m’a fait réellement sentir vivant. J’ai eu aussi un plaisir énorme au volant de la Morgan Threewheeler. Il faudrait que je m’en trouve une.

Ta prochaine voiture ?

Chaque jour je rêve de quelque chose d’autre, mais j’ai vraiment envie d’une Chevrolet El Camino ’59. Encore un cliché, mais je pense qu’un jour il y aura une Jaguar E-Type primrose yellow dans notre parking. On réfléchit aussi à une Fiat Multipla ou une Renault Avantime pour remplacer notre Mini, mais je ne pense pas que ça arrive.

Et si tu n’avais aucune limite ?

J’espère que le jour ou je serai le fier propriétaire d’une Bugatti 35, d’une Cobra Daytona, d’une Morgan Threewheeler, d’une Maserati Gran Turismo S et d’une Spada Codatronca (juste pour agacer tout le monde) n’arrivera jamais, parce que je n’aurai alors plus rien pour rêver.

Bonus : Paul Bracq et la 280 Sl de Bart :

Pour en savoir plus sur Bart Lenaerts

WAFT

Interview : Yan Alexandre, photos : Lies de Mol

A propos de l'auteur

Yan Alexandre Damasiewicz
Rédacteur en Chef

Après avoir crée le Blenheim Gang en 2003 avec Paul Reynolds, Yan Alexandre est tout naturellement devenu journaliste, spécialisé dans la culture automobile. Enfin, pas si naturellement que ça, puisqu'il a passé quelques années de sa vie à s'occuper de sites internet en agence, avant de changer d'orientation. Aujourd'hui il collabore régulièrement aux magazines GQ, Intersection, Evo & Octane. Ses passe-temps préférés ? Traverser l'Europe au volant de sa BMW 1600ti de 1967 et rêver aux voitures les plus improbables qu'il pourrait acheter...

4 Réponses

  1. Yan Alexandre Damasiewicz
    Yan Alexandre

    Le Blenheim Gang, ou l’éloge d’une certaine normalité. Cela me semble correct.

    Répondre

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