JEAN PROUVÉ

Précisons le d’emblée, les créations de Jean Prouvé sont extrêmement variée et complexes. Cela est peut être du au fait que, ferronnier de formation, il s’intéressa et imprima sa marque à de multiples domaines. Jean Prouvé ne fut jamais officiellement architecte, mais liant les performances de la matière à une esthétique relevant de la logique constructive, il travailla avec les plus grands. C’est d’ailleurs Robert Mallet Stevens qui lui permit de se faire connaitre, en lui confiant la réalisation en 1927 d’une grille destinée à un des hôtels particulier de la rue qui porte maintenant le nom de l’architecte à Paris.

Exposant en 1930 à l’Union des Artistes Modernes, dont il est membre depuis sa fondation en 1929, Jean Prouvé affirme d’emblée la particularité de sa démarche : fabriquer, à l’aide d’éléments inoxydables, des meubles en série sur des machines industrielles. Il répondra à de nombreuses commandes dont celles de l’Université de Nancy en 1932 et du CREPS d’Aix-en-Provence en 1952.

Au cours des années 1930, il collabore avec l’agence d’architecture dirigée par Eugène Beaudouin et Marcel Lods, notamment dans le cadre de la Maison du peuple à Clichy, novatrice sous plusieurs aspects : presque tous les éléments du bâtiment sont en tôles d’acier, inaugurant par la même la technique du mur rideau, dont il est considéré comme l’un des précurseurs.

Après la Libération, en plus d’être élu maire de Nancy, Jean Prouvé décide de moderniser ses ateliers qui produiront désormais de tout : des cuisines, des meubles, des éléments de plancher et de façade et même des maisons complètes. Les réalisations auquel Prouvé participe a cette période ouvre la voie à la construction d’ouvrages à partir d’éléments préfabriqués : les maisons de Meudon, les maisons tropicales ou encore la façade d’un immeuble du square Mozart à Paris.

En 1952, Jean Prouvé est mis à l’écart de sa société par le groupe Aluminium Français devenu actionnaire de référence de ses ateliers. Relégué alors à un rang de conseil, il est nommé titulaire de la chaire des arts appliqués au CNAM en 1957. Cela ne l’a pas empêché de continuer à bâtir : écoles, maisons, façades-rideau du CNIT, buvette thermale à Evian, tour Nobel… Enfin il défendra, en 1971, en tant que président du jury, le projet du Centre Pompidou de Renzo Piano, celui qui verra le jour.
Beaucoup de ses contemporains sont demeurés insensibles aux créations de Jean Prouvé et elles revinrent sur le devant de la scène après sa mort en 1984. Si d’un point de vue esthétiques, certaines des réalisations de Jean Prouvé ne répondent pas aux canons d’une beauté classique, on apprécie ici l’approche technique et sociale de ses réalisations.
Texte : Arnaud Rey











Bonjour,
J’ajouterai à ce très bel article que Jean Prouvé a participé à la réalisation d’un monument bien connu des parisiens : le Palais omnisport de Paris Bercy. L’architecte faisait partie de l’équipe retennue par la mairie de Paris lors de l’appel d’offre et a eu la charge de la conception de la structure métallique du batiment il me semble.