Dérivée de la Pulsar, la Nissan Exa fut un coupé diffusé confidentiellement au Japon, USA et en Australie de 1987 à 1990. Mal motorisée, souffrant d’une tenue de route aléatoire et d’une finition déplorable, on pourrait être en droit de se demander pourquoi le Blenheim Gang a décidé d’en parler ici. D’autant plus que de prime abord son dessin est pour le moins calamiteurx. Hum, pas si sur.

Bien sur, on pourrait vous parler de ses phares pop-ups, un détail qui rend n’importe quelle voiture sypathique, mais cela ne suffirait pas. On pourrait aussi vous parler de ses feux arrières au stries diagonales dans la plus pure tradition graph-design, mais ça resterait assez limité. On pourrait aussi vous parler de son tableau de bors à satellites, un thème qui nous est cher, mais il faut avouer que la banalité de son dessin nous a un peu refroidi. Bon, alors pourquoi on vous en parle-alors, vous demandez-vous ?

C’est par l’arrière qu’il faut s’intéresser à la malheureuse Exa. Si la différence de teinte du hayon ne vous a sans doute pas étonné, et que vous l’avez sans doute attribué à un tic de designer en manque d’inspiration pour egayer cette ligne plutôt fade, à tort. Si cette partie est d’une couleur différente, c’est tout simplement qu’il s’agit d’un module amovible permettant de transformer le coupé en pick-up. Mieux, le toit étant amovible (système T-top), on obtient au choix un coupé-targa ou un pick-up targa.

Un peu léger ? Alors choisissez la version Canopy, et vous optiendrez ce qui est sans doute le break de chasse le plus curieux de l’histoire. Avec son dessin géométrique, sa custode Z et ses vitres remontant sur le pavillon, on obtient une auto au design on ne peut plus 80′s, pas si déplaisante. Mais le fin du fin reste à venir : profitant des mêmes options de modularité que le Coupé vous aurez au choix un Break-Pick-up, pour le côté pratique, et surtout un Break de Chasse décapotable. Et ça, de mémoire de Blenheim Gang, on n’a jamais vu ça.  Pop-ups + Break de Chasse + Targa = maxi Twiggs combo !

À noter que la Nissan Exa s’est fait méchamment pomper par Mercedes en 1995, ce qui n’est pas rien. Cela a donné la VRC, ou Vario Research Car, une voiture pas si recherchée que ça (et plutôt vilaine).

Tout ça ne semble pas très pratique, raison de plus pour lui préférer la Nissan. Si vous êtes fétichiste, il ne vous reste plus qu’à trouver une rare version limitée Kodak, réservée au marché australien, et peinte en jaune. À vous d’assumer, maintenant.

A propos de l'auteur

Yan Alexandre Damasiewicz
Rédacteur en Chef

Après avoir crée le Blenheim Gang en 2003 avec Paul Reynolds, Yan Alexandre est tout naturellement devenu journaliste, spécialisé dans la culture automobile. Enfin, pas si naturellement que ça, puisqu'il a passé quelques années de sa vie à s'occuper de sites internet en agence, avant de changer d'orientation. Aujourd'hui il collabore régulièrement aux magazines GQ, Intersection, Evo & Octane. Ses passe-temps préférés ? Traverser l'Europe au volant de sa BMW 1600ti de 1967 et rêver aux voitures les plus improbables qu'il pourrait acheter...

3 Réponses

  1. Humphrey

    @ pepper:
    le kit « breakisant » la R25 est une création HollandoBelge des ateliers EBS connus pour avoir « décapsulé » tout de qui roulait dans les 80′s: de la R5 GTT à la Testarossa, la 412i, la 480, la Rover 111, l’Ax et même lada..
    Article fort intéressant à ce sujet dans le Gazoline de d’août septembre 2010…

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