Fiat Barchetta Spider Europa – Blenheim Test

Au Blenheim Gang nous sommes des garçons curieux. Ainsi nous avons décidés de nous pencher sur la production automobile moderne à la recherche de celle qui sera un jour peut être une « classic-car ». Le modèle qui nous intéresse aujourd’hui n’est pas à proprement parler une grande nouveauté. La Fiat Barchetta existe depuis 1995. Elle fut l’une des premières de cette vague de roadsters qui éclot à la fin des nineties, initiée précocement par la mazda MX-5. Ses atouts ? Une ligne canon fleurant bon la « dolce vita », inspirée par ses glorieux ancêtres. Et surtout son prix discount, dans la tradition de la marque. A l’époque elle est encensée par la presse… Aujourd’hui chez Fiat ce n’est plus vraiment la joie, et pour dynamiser la gamme on a décidé de rajeunir la Barchetta par le biais d’un profond restylage.

La voiture que nous avons sous les yeux est donc une série limitée Spider Europa. Chez Fiat on continue de jouer sur le registre de la nostalgie. Concrètement cette finition haut de gamme comprend l’intérieur cuir, des jantes spécifiques et surtout…un hard top en série…que nous n’avons pas quittés lors de cet essai réalisé par une froide journée hivernale. Pas de doutes possibles, le restylage est une réussite. La ligne devenue insipide avec le temps s’est virilisée par l’ajout d’une grande calandre et par la modification du dessin du spoiler. L’arrière est par contre un peu chargé, entre le nouveau et gros logo de la marque, un 3eme feu stop imposant et une très suggestive sortie d’échappement. Mais le résultat est là , cette nouvelle barchetta ne ressemble plus a un jouet échappée d’un manège comme sa devancière, elle gagne la une véritable crédibilité.

A l’intérieur le tableau est nettement moins idyllique. Certes les sièges en cuir pérforés sont agréables, certes les contre portes laissant apparaître joliment la teinte de la carrosserie sont charmants…mais quand à la planche de bord…Pratiquement rien n’a changé, mis à part la console centrale qui se dote d’un plastique gris clair pailleté du plus mauvais effet. Le plastique c’est fantastique disait-on à une époque… C’est toc au regard, c’est pire au toucher…à propos de toucher, le volant, lui aussi inchangé, est toujours aussi désagréable en main…mais n’accablons pas trop cette finition aléatoire, le tarif passe aussi par là.

Sur la route là aussi on est un peu déçu… la barchetta est plutôt avare en sensations. Le moteur 1.8 dérivé du 5 cylindres de feu la Kappa donne 130 chevaux, on les cherche encore !
Certes il n’est pas désagréable en cruising, mais dès qu’il s’agit de s’amuser… Pour faire une comparaison, les sensations s’apparentent à celle d’une Mazda Mx-5 équipée du 1.6 110ch, la version 1.8 donnant un agrément nettement supérieur. Il faut dire que la japonaise propose des caractéristiques de sportcar : position de conduite, levier de vitesse ultra-court, autant de choses qui manquent à la Fiat, celle-ci n’héritant que d’une direction assez directe, c’est bien peu. Quant au châssis, disons que c’est celui de la première génération de Punto. là aussi la Fiat accuse son age. Surtout, il faut rappeler qu’il s’agit d’une traction, plutôt étonnant dans ce segment

Le verdict est sans appel, la barchetta n’est pas une voiture de sport. On peut plus considerer ce “roadster-ravioli” comme une héritière de la 850 spider plutôt que de la 124 spider dont elle reprend le nom. Un peu sévère ? Non, la vocation de cette très jolie voiture est plutôt le cruising rapide ou la ballade bucolique. Après tout n’est ce donc pas cela la dolce vita ?




texte & photos : Ian Alexander © www.blenheimgang.com









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