Les lecteurs de ces pages connaissent les finlandais volants. Ceux là même qui régnèrent sur le rallye. Et puis, nous avons également quelques notions concernant le design scandinave. Mais trop souvent, l’on restreint celui-ci à la Suède et au Danemark. Pourtant la Finlande nous a gratifié d’éminents personnages : Ilmari Tapiovaara, Eero Arnio, les Saarinen (père et fils) et Alvar Aalto, dont il sera question dans les lignes qui suivent.

Adepte du fonctionnalisme et des formes inspirées de la nature, il a toujours choisi une approche résolument humaniste de l’architecture. Il fonde en 1923 son propre bureau d’architecte dans cette optique.

A une époque, ou un architecte dessinait également des meubles ou des objets de la vie courante, et vice versa, Aalto prend en charge en 1928 le projet du sanatorium de Paimio en Finlande. C’est ainsi que vit le jour le fauteuil éponyme, à la structure de contreplaqué, un matériau qu’appréciait particulièrement notre homme.

En 1935, il fonde l’entreprise de mobilier Artek qui édite encore ses meubles. Une manière comme un autre de s’assurer de passer sans mal à la postérité !

A la fin des années 1930, Aalto vit une expérience américaine : édification du pavillon finlandais de l’exposition universelle de 1939 à New York, cours au MIT. Mais il n’y construira qu’un seul bâtiment : un foyer pour étudiant.

Vous l’aurez donc compris, ses réalisations se concentrent principalement en Finlande, souvent des bâtiments publics : mairies, bibliothèques, écoles… En France, nous lui devons une maison conçue pour le galeriste Louis Carré dans Yvelines.

S’il nous fallait résumer notre goût pour les réalisations d’Alvar Aalto, nous dirions : finesse et absence de fioriture. Des ingrédients constitutifs d’un blenheim factor élevé : la boucle est bouclée.

A propos de l'auteur

Arnaud
Rédacteur Architecture & Design

Dès son plus jeune âge, Arnaud commence à compter le nombre de pots d’échappement des autos qui parcourent la côte d’Azur pour mesurer leur intérêt (nous vous rassurons, il a changé d’unité de valeur depuis). Comme tout petit garçon, il joue avec des trains et des voitures, ce qui contribuera définitivement à son intérêt pour tout ce qui vole et roule. Quelques années plus tard il développe une appétence supplémentaire pour l’architecture. Aujourd’hui, c’est dans un domaine bien différent qu’Arnaud se prépare à trouver un employeur. Il se mettra à porter des costumes, en même temps qu’il abandonnera sa carte Imagin’R et se mettra en quête de quatre roues et un toit.

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