Pepper, le 12 April 2010 - 03:04 PM, a dit:
Pour répondre sur les motorisations disponibles sur Mustang en 64 et 1/2, je confirme que ça débute en 6 cylindres en ligne en 170ci (environ 2.8L avec 100ch SAE), puis on passa sur 1965 en 200ci (environ 3.2L avec 120ch SAE)...dispo en boite manu 3, manu 4 et auto 3 en option. Tambours aux 4 coins, pas d'assistance de freinage, des veaux infâmes...
Reste chez nous une image "sport" car la plus grande part des modèles importés à l'époque étaient des modèles "export", toutes en V8, et bardées d'options "high-perf" (disques AV, freins assistées, suspet'...)
...

La Mustang fut lancée au printemps 1964, avec la "New York World Fair" en arrière plan. La carrosserie existe d'abord en coupé ou cabriolet. Trois motorisations sont disponibles: le poussif 6 cylindres déjà cité, le V8 260 (4,2 l) 165 hp ou le V8 289 (4,7 l) de 210 hp. Une version haute performance du 289 (271 hp) apparut quelques mois plus tard. A peu près au même moment, le coupé "fastback" s'ajoute aux deux autres carrosserie. Il est aussi disponible avec toutes les motorisations.
Il faut se souvenir qu'aux USA, une auto était vendue "à la carte" et que l'acheteur pouvait généralement choisir moteur, boîte de vitesses, rapport de pont, finition, etc. etc. pour faire des milliers de combinaisons dont certaines étaient parfois délirantes. Les options étant source de profit, les combinaisons les plus onéreuses pouvaient aller jusqu'à doubler le prix de vente par rapport à la version dénudée. Cette dernière, passablement pingre, était en fait plutôt rare sur le marché.
Les Américains n'ont cependant pas la patience de commander une auto sur mesure et de l'attendre pendant des mois. Les choix d'options étaient donc faits par les concessionnaires, et des dizaines voire des centaines d'autos prêtes à livrer étaient (et sont toujours) stockées sur leurs terrains - l'acheteur n'avait qu'à choisir parmi les exemplaires présents la combinaison qu'il préférait. La version "Export" de la Mustang était donc l'une de ces combinaisons.
Dès son lancement, la Mustang devient une légende du marketing. Son look fait rêver les américains, jeunes et vieux - et son prix ($2230 en version dénudée) la rend accessible à tous.
Une auto de secrétaire?
Au lancement de la Mustang, le magazine américain "Road and Track" est à l'extase: enfin une voiture sport américaine à 4 places. Et deux mois plus tard on en présente l'essai routier: la déception est amère.
Le problème de la Mustang, c'est qu'elle n'était rien d'autre qu'une banale Falcon réhabillée. Son châssis n'avait reçu aucune préparation: 4 freins à tambours, à moins qu'on ne spécifie les disques avant (en option), direction à 6 tours de volant entre les butées à moins de choisir la (trop légère) direction assistée (en option), suspension en chewing gum à moins de choisir la version renforcée (en option) - enfin vous voyez l'idée. Mais peu importe la combinaison, le châssis avait du mal à tenir les 210 hp du 289... qui même en ligne droite suffisait à peine à faire la barbe à une Giulia Sprint GT.
C'est là que Carroll Shelby vint à la rescousse. Afin de confirmer l'image sportive du modèle, Ford voulait que la Mustang puisse tenir tête à la nouvelle Corvette Sting Ray en courses SCCA. La chirurgie fut majeure: direction plus directe, géométrie de suspension complètement révisée, moteur porté à plus de 300 hp, boîte à 4 rapports rapprochés, capots en polyester, pont autobloquant, abolition de la banquette arrière, sirties d'échappement latérales - la GT-350 1965 était plus loin de la Mustang de base qu'une GTA ne l'était d'une Sprint GT.

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