Vous avez déjà croisé Frei Otto en lisant nos articles sur la BMW Hochhaus de Munich et l’exposition 67 de Montréal. Et oui, c’est dans ces deux villes que notre homme a laissé sa patte la plus caractéristique en matière d’architecture : pour faire simple, le pavillon de l’Allemagne à l’exposition universelle et le stade olympique de 1972.

Né en 1925 et issu d’une ligné de sculpteur, le jeune Frei observe le comportement de fines membranes tendues sur des châssis léger quand il pratique le vol à voile : cette activité va s’avérer capitale par la suite. Après la guerre, il étudie l’architecture à Berlin avant de s’envoler pour les Etats-Unis ou il rencontre Eero Saarinen qui le met en contact avec Fred Severud, un féru de toits suspendu. C’est ce thème qu’Otto choisi pour sa thèse.

Récapitulons : structure légère tendu pour les loisirs et toits suspendus comme thème d’étude. Frei Otto avait trouvé sa voie : il envisage dès lors la conception de structure légère et très rigide dont l’apparence n’a aucun égal. Seuls les travaux de Buckminster Fuller s’en rapprochent à notre sens.

Frei Otto n’a jamais revendiqué une appartenance à un mouvement architectural précis, préférant tracer sa propre voie, notamment en créant un institut consacré à l’étude des structures légères à l’université de Stuttgart. Pourtant, quand nous observons ses créations, nous ne pouvons que constater que ses méthodes ont tendance à produire des formes au caractère éminemment organique : pensez à une toile d’araignée dans la rosée. Il ne nie pas plus la qualité esthétique de son œuvre mais il soutient que les formes qu’il crée ne sont rien d’autres que la manifestation physique des lois qui gouvernent les matériaux.

A propos de l'auteur

Arnaud
Rédacteur Architecture & Design

Dès son plus jeune âge, Arnaud commence à compter le nombre de pots d’échappement des autos qui parcourent la côte d’Azur pour mesurer leur intérêt (nous vous rassurons, il a changé d’unité de valeur depuis). Comme tout petit garçon, il joue avec des trains et des voitures, ce qui contribuera définitivement à son intérêt pour tout ce qui vole et roule. Quelques années plus tard il développe une appétence supplémentaire pour l’architecture. Aujourd’hui, c’est dans un domaine bien différent qu’Arnaud se prépare à trouver un employeur. Il se mettra à porter des costumes, en même temps qu’il abandonnera sa carte Imagin’R et se mettra en quête de quatre roues et un toit.

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