Il y a deux ou trois évènements marquants vécus depuis mes débuts en temps que journaliste avec le magazine Intersection. Mes premiers tours sur circuit au volant d’une Audi R8 V10, qui m’avaient valu une cicatrice éternelle sur le mollet droit, alors que je badinais gentiment avec la journaliste de TF1 d’alors. Un séjour rapide à l’hôpital du circuit et je continuais mes tours avec enthousiasme jusqu’au bac à graviers. Puis mon premier séjour à New York et à Détroit, avec Mercedes, m’avait convaincu que je m’intéressais plus à la vieille Europe en terme d’automobile. Enfin, le week-end dernier et le GP de F1 à Spa, charmante ville thermale, restera comme une pierre majeure dans le Stonehenge de mes souvenirs.

Invité par Infiniti à rejoindre le circuit à bord d’une M35h, livrée aux pieds de mon immeuble, je traversais les quelques 4 heures de routes avec la discographie complète des Daft à fond dans l’excellent sound system de la berline. La soirée passée à découvrir mes collègues de week-end, un français deux anglais, ne calmait guère mon impatience. Au moins les traditionnelles bières m’assommèrent complètement. Au radar, le lendemain, je découvre les quelques centaines de voitures au bord du circuit, pendant l’heure de transfert depuis Spa jusqu’au Paddock. La journée passée à courir entre les activités épuisantes et délicieuses, telles que : les qualifs de F1, une course de GP3, la Porsche Cup. Tout ça dans la géniale cuvette acoustique du circuit.

Après un dernier verre, tard le samedi, dans l’unique boite de Spa, le Havana, le dimanche commence sous les meilleures hospices, à 8 heures sur la piste. Alors que le paddock n’ouvre pas avant 9h, je profite de la lumière du levant sur la grille de départ des GP3, avec la bimbo italienne Vicki Piria, pour shooter les probables futurs acteurs de la F1. Les séances se succèdent, je rate la parade des pilotes pour discuter avec la charmante RP de Michael Schumacher qui était venu nous dire « coucou », nous les enfants gâtés du paddock. Finalement la journée passe comme un charme, le débat tournant autour de la légitimité de la manœuvre de Grosjean. Ce qui me permet de spoter Hamilton dépité sur la pit-lane. Tom, l’attaché de presse d’Infiniti, nous attrape alors que nous baillons aux corneilles, aux pieds du podium « il faut partir avant tout le monde ! »

2 Réponses

  1. Martigan

    Ça a du bon d’être journaliste. Sachant que je n’aurais probablement pas la chance d’être beaucoup plus qu’un simple spectateur, on peut facilement envier cette place privilégiée. D’un autre côté, c’est raconté de manière tellement simple et grâce aux photos j’ai presque l’impression d’avoir passé le week-end dernier à SPA. Et ça c’est cool.

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  2. Cocor

    Un petit moment de souvenir qui reste gravé aussi dans ma mémoire: baptême de piste à Spa. 2 tours du circuit, c’est encore plus fort que de faire un tour dans un grand huit!

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