Sale temps pour les Sport Utlility Vehicles. Ils sont gros, ils polluent, ils consomment, on ne veut plus les voir dans nos villes, ni même sur nos routes, leur préférant les absurdes Crossovers à deux roues motrices. Assez ! Le Blenheim Gang s’insurge et vous propose 10 SUV pour rouler avec classe. Dans la gadoue, comme sur les pavés.

Ford Bronco

Ford-Bronco

Non, nous ne sommes pas tombés sur la tête : nous apprécions bel et bien ce monument de l’Amérique redneck qu’est le Ford Bronco. Mais attention, il faut savoir le choisir avec classe : plutôt en version découvrable pour les ballades sur la plage. L’option O.J. Simpson pour cruiser sur l’autoroute n’est même pas envisageable.

Range Rover

Range-Rover

Le Godfather des SUV n’est pas seulement le premier d’une longue lignée de 4×4 de luxe, il est aussi l’un des plus classe. La preuve, Brett Sinclair utilise l’un des premiers modèles dans la série Amicalement Vôtre. Tellement indémodable que lorsque son remplaçant est sorti, il a continué d’être produit quelques années sous l’appellation « Range Classic ». Culte, on vous dit. Il fête cette années ses 40 ans.

Monteverdi Safari

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Premier compétiteur déclaré du Range Rover, le Monteverdi Safari cache sous sa robe signée Fissore un bête Intercontinental Scout américain. Un peu mieux, certes, que son prédécesseur le Sahara, qui ne s’encombrait pas d’une carrosserie spécifique. Qu’importe, avec ses V8 Chrysler 5.2 et 5.7, il offre une alternative sérieuse au Range, pour qui veut un peu plus de luxe à l’italienne. Enfin, à la Suisse. Et rouler Suisse, on ne connaît pas plus décalé.

Mercedes Classe G

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Peu importe qu’il fut d’abord un véhicule à vocation militaire : on apprécie la facilité avec laquelle il a traversé trois décennies, sans prendre une ride. Par contre, on est pour la dégradation systématique des exemplaires récents haut de gamme, coqueluche des nouveaux riches, de Moscou à Dubai. Un Geländewagen doit avoir une face avant en plastique noir, ou disparaître. Ainsi soit-il.

Jeep Cherokee XJ

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Portant le flateur nom de code XJ, cette génération de Cherokee nous a toujours fasciné. Parce-que c’est un 4×4 résolument compact, voir fluet, même en comparaison avec son petit frère le Wrangler. Parce-qu’il affiche le luxe discret de la bourgeoisie 80′s, avide d’ un exotisme, qui hésite toujours entre classe et clinquant. Et puis parce-qu’il existe, comme le Range, en version 3 portes, sans pour autant ressembler à une fourgonnette.

Rayton-Fissore Magnum

Rayton-Fissore-Magnum

Certes, ce 4×4 italien, familier des carabinieri, ressemble plus à une grosse Fiat Uno qu’à autre chose, mais il a été produit sur les mêmes lignes d’assemblages que la Maserati Bitubo et la Lamborghini Diablo. Qui dit mieux ? Notez qu’il a été vendu aux Etats-Unis avec un V8 un peu plus présentable que ses motorisations italiennes.

Lamborghini LM002

Lamborghini-LM002

La raison d’être du Cheetah était de séduire l’armée américaine qui lui préférera le sinistre Hummer H1. L’armée n’ayant, semble t-il, pas le sens du panache. Lamborghini remplacera le moteur Chrysler de son prototype par un bon bloc maison, le V12 de la Countach, et le passera de l’arrière à l’avant : le LM002 était né. Tant pis s’il est mauvais genre, et qu’il est réputé inconduisible sur route. On est prêt à aller dans les Emirats rien que pour faire hurler sa cavalerie dans les dunes.

Bertone Freeclimber

Bertone-Frreclimber

Si dans les années 90, les 4×4 japonais étaient au top de l’efficacité, on ne peut pas dire qu’ils étaient très sexy. Heureusement, on pouvait compter sur les italiens pour conjurer le sort en réunissant le meilleur de l’automobile. Basé sur le Daihatsu Rocky, le Freeclimber se voit remaquillé par Bertone et équipé de motorisation 6 cylindres BMW (diesel, passons). Qui dit mieux ?

Toyota FJ Cruiser

Toyota-FJ-II

D’habitude, le Blenheim Gang n’aime pas trop les voitures cédant au rétro-design. Mais parfois, on fait des exceptions, comme ici avec ce FJ Cruiser au délicieux look de prototype de salon. Avec ses trois essuies-glaces, sa roue de secours apparente, son hayon à ouverture latérale il multiplie les bizarreries qui rendent attachant ce gros jouet. Pour une fois que Toyota ne produit pas une voiture d’une banalité affligeante, on ne peut que le saluer.

Land-Rover Discovery

Land-Rover-Discovery-III

On l’a essayé, on l’a adoré. Pourquoi ? Parce-que cet engin est capable de passer partout, avec une facilité déconcertante. Comme le Range-Rover, certes, mais avec un côté chic des campagnes qui le rend – un peu -moins tape-à-l’œil. Le couteau-suisse de l’automobile.

A propos de l'auteur

Yan Alexandre Damasiewicz
Rédacteur en Chef

Après avoir crée le Blenheim Gang en 2003 avec Paul Reynolds, Yan Alexandre est tout naturellement devenu journaliste, spécialisé dans la culture automobile. Enfin, pas si naturellement que ça, puisqu'il a passé quelques années de sa vie à s'occuper de sites internet en agence, avant de changer d'orientation. Aujourd'hui il collabore régulièrement aux magazines GQ, Intersection, Evo & Octane. Ses passe-temps préférés ? Traverser l'Europe au volant de sa BMW 1600ti de 1967 et rêver aux voitures les plus improbables qu'il pourrait acheter...

3 Réponses

  1. BentleyTurboR

    Looping the loop… Monteverdi meets Land Rover puisque la version 4 portes du Range Classic était née chez Monteverdi – LR en aquierera la licence plus tard pour le grand bien des finances de Peter M.

    ps: très interessant musée Monteverdi à Bienne

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  2. Yan Alexandre Damasiewicz
    Yan Alexandre

    Intéressante anecdote.
    Puisqu’on y est, j’ai récemment appris que le premier Range utilise les lignes quasi inchangées des premiers prototypes roulants (les fameux Velar)… Qui ne devaient pas du tout être commercialisés en l’état. Mais comme finalement c’était pas si mal dessiné… Je la tiens d’une personne de chez Range, mais allez savoir où commence le storytelling, de nos jours…

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  3. BentleyTurboR

    … histoire de remettre le story-telling à sa juste place, la vraie histoire du Range se conte ainsi (enfin pour la fin du developpement): contrairement à ce qui souvent dit, le style du Range Classic n’est pas dû aux doigts d’or de David Bache (P5, P6, P8, SD1, …) mais à l’équipe des ingénieurs de Spen King & Gordon Bashford. De fait, le résultat s’est trouvé être tellement bon que Bache n’a eu qu’à légèrement toiletter le tout pour le mettre sur son trente-et-un. Rest is history…

    Quant aux VELAR, deux ou trois exemplaires étaient en vente cette année à Londres

    ps: shame on me, mais le musée Monteverdi est à Binningen, près de Bâle et non pas à Bienne – j’aurais dû m’en souvenir, j’y ai été il y a bien des lunes pour y rencontrer Peter M. et conduire sa propre 375L

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