Si comme Marty McFly vous ne pouviez vous passer de votre doudoune sans manche sur une veste en jeans pour aller au lycée, il est grand temps de la ressortir, voir d’en acheter une autre plus moderne aujourd’hui. C’est autorisé par l’ensemble de la population et on ne vous demandera pas d’enlever votre gilet de sauvetage lorsque vous rentrerez dans un café. Le vêtement inconditionnel du conducteur de deux roues ou de cabriolet… Comme tous les membres du Blenheim Gang !

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Démarrons ce sujet par une première vraie interrogation. Pourquoi une doudoune sans manche ? A première vue, il est pratique d’avoir des manches surtout pour un produit sensé tenir chaud. Question qui peut se répéter pour tout type de vêtement auquel on enlève les manches. Pensez à un pull sans manche et tout de suite vous voyez défiler dans votre esprit des images de personnages terriblement accoutrés. Le pull renvoie à la cours d’école et au vêtement dont vous aviez honte ! (je parle ici aux personnes nées dans les années 70 !), pire vous pensiez à votre grand-père assis en bout de table pour le déjeuner dominical. Atmosphère pénible.

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Maintenant la doudoune… Sans manche. Un produit venu du monde « des gens qui travaillent à l’air libre ». Des gens qui se salissent les mains, bougent les bras pour faire des choses. La nécessité d’avoir un produit chaud, enveloppant, sans entraver les mouvements. Si la doudoune avant sa fashionisation vous faisait ressembler au Bibendum Michelin, il suffisait de lui enlever les manches pour perdre quelques kilos et pouvoir enfin bouger ! Le froid fait mal au ventre et non aux bras qui bougent.

C’est donc un produit ludique par excellence qui donne une certaine allure et une allure certaine quand bien même vous preniez le modèle adéquate. Il existe différents types de « doudoune sans manche » : l’authentique doudoune en nylon, rehaussée souvent de cuir sur les épaules, garnie de duvet de canard ou d’oie pour une parfaite isolation thermique, elle vous propulse dans les lointaines contrées de l’Ouest Américain. Normal, elles viennent de là. Citons la référence haut de gamme Rocky Mountain passée sous drapeau japonais depuis longtemps (les Japonais comprennent souvent qu’il faut repuiser dans les marques authentiques du passé pour trouver la qualité et l’adapter ensuite au marché) ou plus abordable, Penfield. Large choix de couleurs et cols en moutons possibles. D’autres outsiders font bonne figure comme Patagonia, Ralph Lauren…

Vient ensuite la doudoune urbaine. Stylisée, fittée, finition soignée, c’est la marque Moncler qui emmène la joyeuse troupe. La marque française de Monestier de Clermont passée par le stylisme italien et différents fonds d’investissement a ressuscité et créé aujourd’hui l’art de vivre du matelassé en nylon pour la ville et rendu le produit incontournable. La mort du manteau, le triomphe du duvet. Toutes les marques de prêt-à-porter se sont engouffrées dans la tendance pour proposer dans leur collection une doudoune avec et sans manche. Nous retiendrons les marques Pyrenex (comme une alternative prix à Moncler), Chevignon qui en a profité pour redonner vie à son emblématique modèle des années 80 à manches amovibles ou encore Uniqlo et son produit bien placé.

Enfin la doudoune italienne. Ah l’Italie et la doudoune ! Depuis les années 80 et les Paninari de Milan, cette joyeuse bande reggazzi en deux roues arborant un look preppy revisité à la sauce italienne habillée de doudounes Moncler colorées directement issues du monde du ski, l’Italie à succombé au charme du matelassé. La mode était lancée. Aujourd’hui il faut surtout retenir que les Italiens portent une doudoune sans manche comme les Français un pull. D’où souvent des modèles plus fins, plus ajustés, en flannelle ou en tweed, apportant une allure désinvolte, élégante et casual comme ils savent le faire. Toutes les marques italiennes de PAP masculins en proposent. En France, il faut un peu chercher du côté des marques comme Daniel Crémieux, Willman ou Breuer. La jeune marque CADOT™ (votre serviteur) se positionne sur ce créneau depuis 2011.

Osez la porter sur votre veste, et votre costume prendra une nouvelle allure, transalpine de surcroît, et vous permettra de sortir du lot des hommes portant le costume triste. De l’audace que diable vous êtes des lecteurs du Blenheim Gang, non ?

A propos de l'auteur

Guillaume Cadot
Rédacteur Style

Issu d'une famille lyonnaise du textile, Guillaume Cadot a toujours été attiré par l'univers de la création. Après des études en école de commerce il se perfectionne pendant 8 ans dans les métiers du marketing au sein d'un grand groupe. Rattrapé par sa curiosité créative, il poursuit sa carrière en 2005 chez NellyRodi un bureau de tendance international où il met à profit ses connaissances marketing au service du style et développe son analyse transversale sur les consommateurs et les tendances de consommation. Passionné par l'élégance masculine, il crée en même temps un blog (MyVision) dédié à un certain art de vivre masculin. Depuis 2009, Guillaume Cadot a créé sa société de conseil LaB proposant des missions de stratégie de marque, conception/rédaction et analyse de tendances pour des marques et des agences qui souhaitent anticiper les attentes des consommateurs et collabore à des magazines pour son expertise lifestyle et automobile (Dandy, Pointure, Influencia, Intersection). Il a créé en parallèle la société Maison Cadot qui développe une de ligne de vêtements (CADOT™) pour les hommes urbains qui sont en mouvement et une marque de bracelets, YEES, en cuir fait à la main à Paris qui s'enroule autour du poignet comme par magie.

3 Réponses

  1. KingKahn

    Non Tom, c’est italien. La loi ne peut rien contre ça (malheureusement)-

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