SCHOOL IS OVER, BUT…

Si vous planifiez prochainement une révision de votre Blenheim dans les ateliers de Bristol ou comptez séjourner dans la capitale britannique afin écumer les échoppes des créateurs, ne manquez pas de vous plongez dans l’atmosphère résolument festive de la School Disco, institution en devenir de la vie nocturne londonienne.
Un pantalon foncé qui ne soit pas taillé dans une toile de Nîmes et une chemise blanche agrémentée d’une cravate d’écolier britannique sont les seuls et uniques signes tribaux qui vous garantiront de passer avec succès le scrutin du physionomiste en présence. Les demoiselles quant à elle se devront d’arborer une jupette plissée d’écolière, attribut ma foi des plus seyants.
Créée par le DJ londonien Bobby Sanchez, les soirées School Disco ne constituent point, contrairement à certaines apparences, l’alternative londonienne des fêtes parisiennes destinée à combler la nostalgie parfois maladive des « adulescents » adeptes du sinistre culte de Chantal Goya, Dave et autres Rika Zarai. L’ambiance musicale laisse certes la part belle aux succès des trois décennies écoulées et l’uniforme d’écolier a d’indéniables vertus régressives, mais sa raison d’être réside principalement dans sa capacité à refreiner les velléités des clubbers à l’arrogance primaire et celles des demoiselles les plus farouches.
Les School Disco nights sont très prisée par bons nombres de célébrités locales mais ces dernières, uniforme oblige, se fondent avec bonheur parmi les nuées de couettes et de cravates en batailles. Un carré VIP serait fortement contraire à l’ambiance totalement dénuée de snobisme de bas étage et de prise au sérieux qui font l’attrait de ces soirées qui constituent également un vivier intarissable de Blenheim Girls.

Les soirées Schooldisco londoniennes se tiennent généralement les vendredi et samedi au “Hammersmith Palais”. Arrivée avant 22h30 indispensable pour éviter une trop longue attente.

texte : Paul Reynolds, Photos : schooldisco.










