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	<title>the Blenheim Gang &#187; 90’s</title>
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		<title>Chroniques 90’s d’un jeune parisien : ma nuit</title>
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		<pubDate>Wed, 08 Apr 2009 13:02:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian Alexander</dc:creator>
				<category><![CDATA[The Gang]]></category>
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<p>22h, vendredi soir, nous nous retrouvons chez l’un avant d’entamer la nuit, quelques amuses bouches et de la vodka en guise de dîner. Sortir en semaine est statutaire, c’est exhiber son choix de refuser les contraintes de la vie diurne, en ce moment notre vraie vie est sur le fil, les concours approchent, il faut retrouver une once de raison. La fin de semaine nous offre donc un insouciant et bienvenu répit. La nuit débutera 102 avenue des Champs Elysées pour s’achever à l’heure de la messe rue du Faubourg Montmartre. Préoccupés, on affirme que l’on rentrera se coucher tôt, mais on sait que l’on finira par capituler.<span id="more-1187"></span><img class="alignnone size-full wp-image-1190" title="090408-90paris3" src="http://www.blenheimgang.com/wp-content/uploads/2009/04/090408-90paris3.jpg" alt="090408-90paris3" width="580" height="268" /></p>
<p>1h, le taxi nous dépose sur les trottoirs des Champs, ils sont larges, la faune errante cherche quelques provocations à assener. Nous arrivons à la porte, Sandrine est là, pas d’effusion, juste un regard. Il n’est pas si loin le temps où se présenter à sa porte était un concours qui nous paraissait bien incertain tant la gardienne du temple semblait ne suivre aucune règle pour rendre sa porte hermétique. Ce doute ajoutait de l’adrénaline, on ne l’a plus aujourd’hui.</p>
<p>Nous entrons, les <em>bpm</em> nous assaillent, il fait chaud, nous descendons les marches, c’est Cannes à l’envers, la descente vers le stupre. Le Queen est presque plein, une marée de tee-shirt moulants et de cheveux ras danse, quelques filles de latex vêtues se déchainent, contraintes d’être ainsi pour être là. On danse, on s’abandonne, cela se frotte, on se débat pour accéder au bar. Les heures filent dans une transe jubilatoire, la foule est gaie. La nuit s’achève, il est impossible d’aller se coucher, la troupe palabre pour savoir que faire, quel intérêt puisqu’on sait que l’on ira au Kit-Kat.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-1191" title="090408-90paris4" src="http://www.blenheimgang.com/wp-content/uploads/2009/04/090408-90paris4.jpg" alt="090408-90paris4" width="580" height="326" /></p>
<p>La foule est dense, du Pulp, du Scorpion, des Folie’s, les avides ont convergé vers la Cité Bergère. Melting-pot improbable d’individus qui ne se croisent nulle part ailleurs qu’ici bas. Cuir, latex, rimmel, tatouages, perruques, rien ne manque. Il fait jour dehors mais nuit à l’intérieur, l’air est acide, des ombres automates sont en mouvement. Un acteur hagard achève son trip sur la banquette. On ne s’amuse plus, on finit juste la nuit. L’expérience Kit-Kat scelle une forme d’appartenance à un monde de la nuit, divisant les gens en deux clans, ceux qui y vont et ceux qui, raisonnables, ont peur.</p>
<p>Midi approche, on franchit sa porte pour se jeter dans son lit. 17h sonnent, il faut penser à demain, aux cours et aux colles qui vont s’enchainer inlassablement, on devrait réviser. Mais on se sent vide, les oreilles bourdonnent, la journée est foutue.</p>
<p>A suivre…</p>
<p><em>texte : J.Oscar</em></p>
<h2 class="title"><a href="http://www.blenheimgang.com/?s=Chroniques+90%E2%80%99s+d%E2%80%99un+jeune+parisien&amp;x=0&amp;y=0">Lire tous les épisodes</a></h2>
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		<title>Early 90&#8242;s in Nice : le mazout racing.</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Feb 2009 16:23:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian Alexander</dc:creator>
				<category><![CDATA[Featured]]></category>
		<category><![CDATA[The Gang]]></category>
		<category><![CDATA[5]]></category>
		<category><![CDATA[90’s]]></category>
		<category><![CDATA[Diesel]]></category>
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Les brumes de la vodka suédoise mélangée au champagne se dissipent par moments, et les souvenirs rappliquent.
C&#8217;était vers 1993.
Nous venions de coopter un ami pour lui faire intégrer notre prestigieuse assemblée : je roulais à ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-862" title="090226-renault-5" src="http://www.blenheimgang.com/wp-content/uploads/2009/02/090226-renault-5.jpg" alt="090226-renault-5" width="580" height="445" /></p>
<p>Les brumes de la vodka suédoise mélangée au champagne se dissipent par moments, et les souvenirs rappliquent.</p>
<p>C&#8217;était vers 1993.</p>
<p>Nous venions de coopter un ami pour lui faire intégrer notre prestigieuse assemblée : je roulais à l&#8217;époque en Opel Corsa 1.2 &#8220;réalésée&#8221; 1300cm3 et nantie d&#8217;une pipe d&#8217;admission/carburateur double corps &#8220;variajet&#8221; prélevée sur une Kadett 1.6 dans une casse cannoise. Je prenais 7500 tours minutes.</p>
<p><span id="more-861"></span> Mes amis roulaient en GT turbo phase 2, 75 1.6 série limitée « diva », AX &#8220;convertie&#8221; GT, 205Gti 1.6 (furtivement rebadgée 1.9)&#8230; Bref dans ce superbe aréopage des meilleurs spécialistes de l&#8217;asphalte, le &#8220;gros&#8221; comme on le surnommait, détonnait un peu.</p>
<p>Non content d&#8217;abuser des grâces (graisses?) du McDonald ou il travaillait, notre ami avait la particularité notable de rouler en diesel. &#8220;Mazout&#8221; était le terme péjoratif que nous préférions employer en sa présence pour mieux lui faire sentir notre supériorité. Mais son redoutable coup de volant et son inconscience notoire permettaient à sa modeste Supercinq gtd de rester dans le sillage des meilleurs lors des expéditions nocturnes au Turini. Bref il avait intégré le commando.</p>
<p>Attachant ce gars là, quoique un peu agité de la perceuse. Sa première décision fut de percer 4 trous dans le capot pour installer 4 longue-portées carrefour &#8220;copie de Cibié oscar+&#8221;. Nonobstant l&#8217;esthétique « discutable », le câblage alambiqué &#8220;à ciel ouvert&#8221; était très surprenant, tout comme les ampoules de 160 watts, précieuses perles de contrebande interdites à l&#8217;époque!</p>
<p>Sa 2eme décision fut de virer ses maigres économies sur le compte du centre Norauto le plus proche pour nantir l&#8217;engin d&#8217;un set de jantes alu dont on peut, vu leur masse proche de celle d&#8217;un âne mort, se demander si elles étaient réellement en aluminium&#8230; Je vous épargne la marque des pneus, je n&#8217;arriverais de toute façon pas à m&#8217;en rappeler l&#8217;orthographe, je ne parle pas taïwanais.</p>
<p>Sa 3eme décision fut de demander à &#8220;Bobby&#8221; notre préparateur officiel, d&#8217;abaisser la caisse de la pauvre Supercinq. 2 ressorts de gt turbo groupe A et un décrantage sauvage des barres de torsion arrière plus tard, notre gros ami mesurait à quel point son inconséquence en termes de vocabulaire avait été funeste. Je me revois encore, devant l&#8217;auto à peine sortie du garage, et devant sa mine perplexe, lui dire:</p>
<p><em>- M</em><em>ais enfin pourquoi tu lui as dit : « Monsieur Bobby, posez la caisse par terre! »</em><br />
<em>- Ben je voulais rouler ultra bas, mais là c&#8217;est par terre ?!<br />
- Falait pas dire à Bobby de poser la caisse par terre ! Avec Bobby faut mesurer son vocabulaire, ça t&#8217;apprendras!&#8221;</em></p>
<p>A sa décharge, toujours pressé de faire un bonne blague, notre ami Bobby avait chargé la mule: -15cm c&#8217;est beaucoup.<br />
Une intervention de Solo Senior avait<em> in extremis</em> permis de gonfler les ailes arrière pour loger les roues, et les ailes avant, selon la recette &#8220;rallye&#8221; alors en vigueur, s&#8217;étaient vues privées de leurs points d&#8217;attache inférieurs, pour qu&#8217;elle puissent bouger et s&#8217;écarter lors des gros appuis: elles étaient en quelque sorte articulées : notre version sudiste du concept <em>gullwing</em>, en quelque sorte.</p>
<p>Puis ce furent les « essais en vol » dans les virages de notre circuit: <em>Der GrandeKörnischRing</em> …</p>
<p>C&#8217;est alors donc, qu&#8217;avisant la malheureuse Supercinq mazout gisant sur le ventre comme un Dakota après un atterrissage forcé, Bobby, fier de son œuvre , en rajoute une couche: «<em> Z’allez voir, j&#8217;ai mitonné une barre anti roulis maxi groupe A </em>». Ce qui voulait dire que plutôt que d&#8217;investir dans la chère pièce Renault sport il avait ingénieusement remplacé le raidisseur d&#8217;origine, par trois raidisseurs montés en série, une recette bien connue en course de cote.</p>
<p>Pour être franc, j&#8217;ai décliné poliment l&#8217;invitation de m&#8217;installer dans le siège passager, prélevé comme le reste du cockpit sur une épave de 5 GT Turbo. J&#8217;ai regardé la voiture démarrer dans un nuage de mazout trahissant la pompe à injection trop décalée pour être honnête (+d&#8217;avance = + de chevaux, disait il, négligeant les volutes de suie noire qui accompagnaient aussi ce genre de réglage). L&#8217;engin s&#8217;est lancé, rebondissant de bosse en bosse… Et nous l&#8217;avons vu aborder le 1er virage&#8230; Scalpant les fourmis au passage&#8230; Pour se bloquer en travers avant même d&#8217;en être sorti, crissement épouvantable de pneus taïwanais et terreur des autres usagers de la route inclus.</p>
<p>Retour en roue libre, pont élévateur, verdict: l&#8217;auto était tellement basse qu&#8217;en appui tout se bloquait et la barre anti roulis frappait le berceau, ou un truc dans ce genre. Colossale rigolade&#8230;</p>
<p>Bref 2cm d&#8217;altitude plus haut, l&#8217;auto était devenue roulable, et notre gros ami s&#8217;est attaqué à l&#8217;échappement. Pas de demi mesure, il défouraille la disqueuse 230mm, tronçonne, soude à l&#8217;arc (mal, comme tout ce qu’il faisait), bourre les trous de syntofer, dont il était grand consommateur. Les silent-blocs de la ligne d’échappement d’origine, inadaptés, sont remplacés par des &#8220;silent-blocs groupe A&#8221;, c&#8217;est à dire du fil électrique monobrin cuivre pour la maison, avec de jolis nœuds, et gaine rouge, pour faire joli.<br />
J&#8217;ai encore en souvenir l&#8217;horrible sonorité de cette chose roulante : un grognement avec d&#8217;incontrôlables résonances, et des fuites qui empestaient l&#8217;habitacle d&#8217;une odeur aigre de diesel.</p>
<p>Je me souviens aussi d&#8217;une descente depuis la colline ou il habitait, ou il me fit découvrir que les mazouts aussi avaient un rupteur : une expérience terrifiante, surtout quand il s&#8217;est enhardi pour doubler un malheureux touriste belge en 911, dans une courbe masquée, lui maculant au passage le capot d&#8217;un relent d&#8217;huile lourde.</p>
<p>Nous pensions être tranquilles pour un moment, puis il nous a annoncé qu&#8217;il allait greffer une double sortie à l&#8217;échappement et (je cite) peaufiner l&#8217;acoustique pour faire un bruit de turbo. Je lui signale en riant que sans turbo ça risque d&#8217;être malaisé. ERREUR.</p>
<p>A con vaillant, rien d&#8217;impossible&#8230;la semaine passe&#8230;</p>
<p>Nous sommes comme tous les samedi soir attablés au <em>Player&#8217;s </em>une salle de billard glauque qui donne sur une traverse de la &#8220;zone piétonne &#8221; de Nice, traverse sur laquelle il était alors de bon ton lorsque on avait une auto « d’homme », de passer et repasser, les soirs de week-end.Un rugissement, un &#8220;pouf&#8221; de <em>wastegate</em> : tiens une Escort Cosworth&#8230;Suivent une golf G60 et une fausse Lancia Integrale jaune bien connue&#8230;Puis le silence&#8230;Puis un bruit de tonnerre doublé d&#8217;une sorte de hululement, un peu comme ces autobus de tourisme des pays de l&#8217;est que l&#8217;on croisait l&#8217;été sur nos nationales, dans les 70’s&#8230; En tout cas un bruit de turbo, quoique agricole.</p>
<p>Un éclat de lumière à 4x160watts, la Supercinq passe en rase-motte, on se regarde, on sort, on le voit s&#8217;arrêter et manœuvrer pour se garer, donnant de grands coups de gaz pour faire siffler la pauvre Renault et écarter les nuées de touristes promeneurs de la rue piétonne. Croyez le ou non il avait passé la semaine à bricoler une sorte de sifflet ou d&#8217;évent en inox, et l&#8217;avait soudé dans la sortie d&#8217;échappement, l&#8217;accordant ensuite au fil des kilomètres comme un instrument de musique.</p>
<p>L’apogée fut cependant  l&#8217;éphémère épisode du pare chocs &#8220;mille lacs&#8221;…10 phares « <em>à très longue portée</em> », «<em>ayant chacun leur propre réglage</em> » comme le souligna, pince sans rire, mon père, qui avait assisté à ce cauchemar.</p>
<p>Tout avait commencé par une funeste course poursuite sur la voie rapide, en pleine nuit.</p>
<p>Avisant cette 325i blanche remplie de nos amis les gens du voyage, je lui avais conseillé de remballer son franc-parler (son merveilleux don de la spontanéité qui, avouons le, n’était, un peu injustement, pas apprécié de tous, et avait fini par devenir un merveilleux don de déclencher une bagarre générale). Bref, cette remarque grivoise sur la passagère (au demeurant d’un fort mauvais genre) de la dite BMW avait été mal accueillie par le conducteur, ce qui nous avait valu une séance d’auto-tamponneuse trop longue à mon goût… Et heureusement écourtée à force de courtoisie et de présence d’esprit par votre serviteur, toujours heureux de pacifier un débat. (Merveilleux don du dialogue, incontestablement magnifié par l’indispensable <em>springfield</em> automatique brandi à la fenêtre de la portière)</p>
<p>Le lendemain, le syntofer avait coulé à flots pour réparer les fissures des boucliers de la malheureuse Renault, fissures qui lui avait (misère) donné une idée.<br />
Pour remplacer les 4 phares additionnels arrachés du capot la veille pendant la bataille, il avait décidé de « créer », sur la base du bouclier d’origine cassé, une sorte de réplique de celui des Maxi 5 Turbo des 80’s.</p>
<p>Après un rapide aller-retour chez carrefour pour se procurer DIX phares additionnels ronds chinois à bas prix, il se retranche dans mon garage, armé de cette scie sauteuse qui ne le quittait jamais. Il en est ressorti en sueur, hirsute, recouvert de copeaux de plastic gris, lunettes de ponçage sur le nez. Sous le regard horrifié de Pistone Senior, qui, à court de souffle court se réfugier au bar noyer cette vision d’horreur par un bon pastis, il brandit le …enfin…le… « bouclier», et s’exclame (copyright) « <em>j’ai décidé de le baptiser pare chocs mille lacs </em>».</p>
<p>Dix phares aux réglages divergents, « intégrés » grâce à des supports de haut parleur , des platines, du mastic et que sais je encore… Le pire était peut être le montage électrique étanche : c&#8217;est à dire barbouillé de mastic salle de bain (celui qui laisse des traces de silicone, qui même des années après vous empêchent de repeindre l&#8217;auto à cause d&#8217;une réaction chimique). Et puis cette habitude de travailler avec du fil électrique &#8220;de maison&#8221;&#8230; Et puis ce complexe système de relais et de variateur&#8230; Bref tous les ingrédients étaient réunis pour un bon barbecue.</p>
<p>Il me propose courtoisement d&#8217;aller faire un essai, je refuse, arguant que je dois rentrer: il me propose de me déposer&#8230; Zut! Les gens du quartier vont me voir à bord de ce machin&#8230;. Me voilà arrivé, je me libère des grotesques harnais Sparco et je saute dehors. Il embraye, me salue, accélère, grille le stop du boulevard Delfino sous le nez de deux motards de la police, une montée en régime interminable, et une déflagration épouvantable. Deux carrefours plus loin une Twingo avait réclamé la priorité, les disques de frein hors d’âge, épais comme des  vinyles 45 tours, ont déclaré forfait.</p>
<p>Mère nature avait, dans son infinie sagesse, décidé de mettre fin à la récréation.<br />
Fin du pare choc mille lacs, devenu pare chocs mille morceaux.</p>
<p>Pas un phare ne rechapa à cette apocalypse.</p>
<p>Le lendemain il écumait les casses à la recherche d&#8217;un kit carrosserie de gt turbo. Mais c&#8217;est une autre histoire</p>
<p><a href="http://www.blenheimgang.com/category/magazine/early-90s-in-nice/">voir les autres épisodes de <em>Early 90&#8242;s in Nice</em></a></p>
<p><em>texte : N. Solo<br />
</em></p>
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		<title>Early 90’s in Nice : Duel dans la jungle&#8230;</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Feb 2009 17:45:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Ian Alexander</dc:creator>
				<category><![CDATA[The Gang]]></category>
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		<category><![CDATA[AX]]></category>
		<category><![CDATA[Citroën]]></category>
		<category><![CDATA[Corsa]]></category>
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Et oui… ça sent le sud&#8230;et un peu la plaquette de freins cramée parfois &#8211; qui a dit &#8221; et l&#8217;huile d&#8217;olive aussi&#8220;?
C&#8217;était une « casse » dans les marécages, prés de l&#8217;aérodrome de Mandelieu, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignnone size-full wp-image-772" title="090218-opel-corsa" src="http://www.blenheimgang.com/wp-content/uploads/2009/02/090218-opel-corsa.jpg" alt="090218-opel-corsa" width="580" height="387" /></p>
<p>Et oui… ça sent le sud&#8230;et un peu la plaquette de freins cramée parfois &#8211; qui a dit &#8221; <em>et l&#8217;huile d&#8217;olive aussi</em>&#8220;?</p>
<p>C&#8217;était une « casse » dans les marécages, prés de l&#8217;aérodrome de Mandelieu, au début des 90&#8242;s.</p>
<p><span id="more-771"></span></p>
<p>Lassé de mes récriminations sur la poussivité de la fiat 500 qui m&#8217;avait été rétrocédée pour mon permis, et qui ne me permettait que difficilement de faire bonne figure pour attraper une petite amie habitant les prestigieuses (et pentues) collines niçoises, Solo Senior, magnanime, avait décidé de me trouver une auto plus habitable et plus moderne.</p>
<p>On marche dans les allées de bagnoles plus ou moins accidentées, et là l&#8217;espoir se fait jour: des 405 Mi16, des kadett GSi 16v, des fiesta Xr2, tout l&#8217;aréopage du boy racer niçois à portée de main.<br />
Mais c&#8217;était illusoire: comme il est généralement plus difficile de négocier avec Solo Senior qu&#8217;avec Yasser Arafat, la 405 Mi16 blanche &#8220;retour de vol&#8221; est disqualifiée.<br />
J&#8217;hérite d&#8217;une jolie corsa 1.2 blanche, pas un dragster mais question prestige déjà mieux que la fiat 126 repeinte au rouleau de mon meilleur ami.</p>
<p>Rapatriée à la maison, elle est démontée, repeinte, remontée et me voila fier possesseur d&#8217;une jolie auto, qui marche plutôt bien avec sa bv 4 ultra courte&#8230;seul hic: l&#8217;intérieur à damier orange/orange foncé, il y a des fois ou les allemands se lâchent&#8230;</p>
<p>Un autoradio à tiroir alpine 4x20watts est vite négocié chez le prestigieux &#8220;tout pour l&#8217;auto Nice&#8221;, avenue de la république: 3090 francs avec deux HP Sony qui paraissaient immenses à l&#8217;époque: des 16cm!!!<br />
Et nous voila cruisant au son des cassettes de new-wave. Mais on allait vite manquer de chevaux.</p>
<p>La 1ere chose à faire après l&#8217;autoradio était de changer le volant deux branches en plastoc. Momo était alors rare et inabordable, je me tourne vers Moto-lita: Solo Senior, bienveillant mais bourru voire obtus, émet un diktat : &#8220;<em>Tu ne vas pas mettre un Moto-Lita c&#8217;est démodé, j&#8217;en avais déjà un dans ma Sprite il y 25 ans et quand j&#8217;en ai mis un dans la Scirocco GLi il y a 15 ans c&#8217;était déjà has been!</em>&#8221;<br />
Bref, un volant de Manta GSI acheté 150 francs dans une casse fit l&#8217;affaire (je le possède toujours, accroché au mur dans le garage!)</p>
<p>Un aller retour à Vintimille pour acheter deux longue portée blancs Hella (de contrefaçon) et zou ! Les phares blancs à l&#8217;époque c&#8217;était interdit et donc le comble d&#8217;un préparation réussie: 4 ampoules de 100 watts plus tard (interdites et rares!) et l&#8217;affaire était bouclée, j&#8217;étais équipé pour braver les chemins des collines ou étaient sises les villas des parents de nos petites copines. Pas encore bétonnées par les promoteurs (les collines, pas nos petites copines) elles offraient encore des spots de conduite fabuleux dans des vallons déserts que l&#8217;on appelait &#8220;le delta du Mékong&#8221; La jungle, pas de lampadaires, pas de signalisation par terre: le rêve a 5mn de la maison pour celui qui aime limer l&#8217;asphalte: on ne s&#8217;en privait pas! et les chemins de traverse ne manquaient pas pour s&#8217;abriter des regards indiscrets en compagnie d&#8217;une jolie blondinette&#8230;</p>
<p>A l&#8217;époque le mot tuning existait déjà, mais entre initiés lecteurs d&#8217;<em>Option Auto</em> 1ere époque.<br />
Le leitmotiv: meilleur châssis, meilleur moteur, une contrainte: que l&#8217;auto ai l&#8217;air le plus possible d&#8217;origine, tout se jouant dans le détail qui renforçait l&#8217;agressivité sans alerter le badaud (…et nos amis les gallinacés).</p>
<p>J&#8217;avais commencé par remplacer les jantes 13&#8242; par du 14&#8242; en 185-55: à l&#8217;époque c&#8217;était une surmonte notable que personne ne croyait techniquement possible sur une Corsa! Un vieux technicien de chez Opel, affolé, m&#8217;avait mis en garde: «<em> tu vas tout casser, et te tuer!</em> ». Le monteur de Feu Vert lui aussi avait été impressionné: 185 de large, la classe ! Bref voila 4 jantes alu en place avec des &#8220;Uniroyal rallye 340&#8243; (l&#8217;inscription &#8220;rallye&#8221; surlignée au feutre à pneus jaune, comme en compète!). Un train avant de corsa GSi nanti de sa barre anti-roulis prend place (150 francs!). Puis il fallu s&#8217;attaquer à la garde au sol: 4 ressorts courts, mais pas assez courts, hop un coup de disqueuse, une spire en moins à l&#8217;avant. À l&#8217;arrière, technique de Solo Senior version &#8220;60&#8242;s&#8221;: chauffés au chalumeau, puis retrempé dans l&#8217;huile les ressorts se sont rétractés de 5 bons cm! Assis à bord, portière ouverte, on laisse pendre son bras&#8230;la main touche la route: parfait!<br />
Passer les roues dans les ailes maintenant&#8230;.</p>
<p>Je commençais à avoir un châssis correct sur cette corsa 1.2S&#8230;Le châssis c&#8217;est la base de tout, et puis avoir peu de puissance ça vous apprend à conduire dans le style le plus efficace et le plus fluide, pour pas perdre du temps et des précieux chevaux dans les virages. Chez mon casseur habituel, j&#8217;avais trouvé deux étriers de Kadett GSi en bon état pour 300 francs: ils m&#8217;ont permis d&#8217;installer deux disques ventilés préalablement perforés maison, avec des plaquettes agressives et du bon Lockheed ça permettait de faire l&#8217;intérieur aux grosses bagnoles dés le 1er gros freinage.</p>
<p>Oui mais voilà: notre ami barbu avait &#8220;upgradé&#8221; son AX Citroën! Le brave bloc TU 45 cv 1000cm3 avait disparu dans les poubelles de l&#8217;histoire (et ses économies avec). Initialement, il voulait le célèbre TU 1300 de l&#8217;AX sport, avec ses deux doubles corps&#8230;Nous en avions trouvé un, comme toujours dans une casse. Pendant que le ferrailleur tentait avec bagout de présenter le bourrin posé par terre dans le hangar comme un maxi groupe A à mon ami déjà convaincu, je regardais de plus prés: manifestement le moteur en question avait été au cœur d&#8217;un incendie, et les précieux carbus semblaient avoir été l&#8217;épicentre du barbecue: j&#8217;en fais part avec délicatesse au casseur, qui me lance un regard furibond&#8230;bref les esprits s&#8217;échauffent.</p>
<p>J&#8217;avoue qu&#8217;en courant vers notre voiture restée dehors, poursuivis par les deux dobermans que ce pécore avait lâché sur nous, j&#8217;ai regretté ce &#8220;<em>dis donc gros con, tu nous prendrais pas pour des américains avec ton moulin moisi</em>?&#8221;, lancé avec un tantinet trop de légèreté. Ah…péremptoire tu es, péremptoire tu resteras…</p>
<p>Bref, le 1300, ça n&#8217;a pas pu se faire, parce que &#8220;<em>tu n&#8217;es pas assez diplomate</em>&#8221; me dit mon ami dans l&#8217;auto sur le chemin du retour, sans perdre son flegme. Un 1400 d&#8217;ax GT, moins puissant mais plus coupleux, finit par atterrir dans l&#8217;AX&#8230; la peste ! Avec 90 cv cette &#8220;pince&#8221; de barbu allait me griller, je n&#8217;avais que 60cv&#8230;ce fut dés le samedi suivant.</p>
<p>Nous partons tous deux de chez une amie, après un barbecue dans une villa coincée au fond d&#8217;un vallon des collines niçoises: pour rentrer, une merveilleuse petite route serpente autour d&#8217;un canal de la compagnie de l&#8217;eau: virages incurvés, petits ponts, pas de lampadaire, pas de marquage au sol. Chacun seul dans sa voiture&#8230; bref il enquille 1ere et disparait dans la montée, l&#8217;instant d&#8217;après je suis au rupteur, à sa poursuite…D’abord le S qui traverse le canal : en dévers, étroit, il est négocié sur 3 roues, bien en appui, la roue arrière intérieure décolle, jolie glisse, je l’ai en ligne de mire, c’est trop tortueux pour que la puissance parle : je le recolle et ne le lâche plus. Enchainements, une grande courbe, il se loupe et part en sous virage massif…Je passe !</p>
<p>Bref la demi-heure suivante nous avons descendu toute la colline en rase-mottes, au taquet jusqu’à Nice par l’avenue de Pessicart… Il a fini par me redoubler, puis dans les lignes droites m’a mis une valise que je n’ai pu rattraper, même en passant mieux que lui dans les virages. Il fallait réagir.</p>
<p>Dans la remise de l’éternel Bobby trainait un 1300 Opel, moteur réputé rageur: accouplé à ma boite 4 ultra-courte il ferait merveille. Furetant dans une casse prés du musée de l’automobile, à Mougins, je trouve une vieille Kadett des 80’s : je négocie prestement le collecteur d’admission à longs conduits surmonté d’un énorme carburateur double corps sur lequel est gravé un sigle prometteur : « <em>varia jet II </em>».</p>
<p>Le tout est acheté sans s’assurer que cela rentrera sous le capot de la pauvre corsa, est il besoin de le préciser ?<br />
Une vieille cintreuse hydraulique « <em>mingori</em> » est mise à contribution pour la ligne d’échappement maison…et Bobby, chargé du montage, émet un définitif et laconique «<em> tu vas voir, ça va prendre des tours</em> ». Je n&#8217;ai rien connu de plus amusant en automobile que de puiser dans la banque d&#8217;organes du constructeur des pièces provenant de modèles les plus gros pour les adapter sur les modèles les plus petits: jusque là cela m&#8217;avait plutôt réussi d&#8217;ailleurs, surtout pour les gros freins à prix d&#8217;ami, dont les étriers peints en laque rouge avec l&#8217;autocollant brembo avait fait de moi un <em>king of ze hill</em>.</p>
<p>Seulement pour la pipe d&#8217;admission « spéciale » j&#8217;avais vu trop grand: ça ne rentrait pas. Pas question d&#8217;y renoncer bien sûr, la course au cheval vapeur étant primordiale. J&#8217;ai donc supprimé le chauffage et le bloc ventilation, pour aménager un renfoncement dans la cloison pare feu. Gros radiateur de corsa TD, remontage de la ligne d&#8217;échappement maison&#8230;une planche de bord de corsa GSi achetée 50 francs me permit de disposer d&#8217;un voltmètre et de brancher un manomètre de pression d&#8217;huile.</p>
<p>C’était un vendredi soir, après manger: nous la sortîmes du garage. Le barbu et son AX étaient venus rôder dans les environs, curieux de voir si le bitza démarrerait&#8230;<br />
Pour démarrer…ça, elle a démarré: l&#8217;admission maison respirait à plein poumon: branché à l’énorme double corps un manchon alimenté par un filtre mousse de r19 16s groupe N ! Et ce bruit métallique incroyable&#8230;On s&#8217;est tous esclaffés en même temps: on dirait une Alfasud !</p>
<p>Petit tour du quartier pour chauffer l&#8217;huile (de la yacco vx500): un feulement vraiment alfa-esque, et zéro couple en bas&#8230;J’étais sceptique. Nous avons ramené bobby chez lui, puis au retour on s&#8217;est retrouvés cote à cote au feu rouge, Corsa contre AX. J&#8217;envoie et je découvre que l&#8217;engin prend VRAIMENT des tours: je claque 7400 sur les 3 1ers rapports ultra courts, avec un superbe coup de pied au c&#8230; vers 5000!</p>
<p>Deux phares loin dans le retro! Je suis de nouveau <em>ze king</em>! J&#8217;exulte! La chose avoine diaboliquement dans les tours, le bruit est magique ! Re-feu rouge: l&#8217;AX s&#8217;arrête à coté de moi, il feint le flegme puis me lâche: &#8220;<em>êêê march&#8217; bien on dirait !</em>&#8220;. Un blanc… puis il rajoute sur un ton anodin: &#8220;<em>t&#8217;étais à fond?</em>&#8221;</p>
<p><em>texte : N. Solo<br />
</em></p>
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