The Blenheim News

Nouveau format hebdomadaire : chaque vendredi le Blenheim Gang revient sur la semaine passée, son lot de nouveautés, de découvertes ou de rencontres. Au programme de cette édition : un tour en Renault Wind, beaucoup de BMW et une comédie musicale.
QUICK RIDE : RENAULT WIND

Depuis quelques temps, Renault a décidé de sortir quelques voitures pas inintéressantes. Il y a eu la Renault Mégane RS l’année dernière, hot hatch plus que désirable, il y a eu la concept Twizzy qui ouvre la possibilité à une nouvelle morbilité urbaine, et puis il y a la Wind. Mini-roadster à toit rotatif, développée par la filliale Renault Sport, voici une proposition qui, sur le papier, ne manque pas de charisme.

Bizarre en photo, une fois dans la rue la Wind retourne toutes les têtes. On ne lui donnera pas le prix de beauté, mais on lui reconnaîtra une certaine différence, ce qui en soi n’est pas si mal. Son arme secrète c’est ce toit, bien sur, dérivé de celui de la Ferrari Superamerica, avec en plus un couvercle qui empêche de se voir enseveli à sa fermeture par toutes les saloperies qui auraient pu s’y accumuler. Renault annonce 12 secondes pour la manœuvre de fermeture, ça ne vous dira sans doute rien, mais en réalité on a surtout l’impression que c’est quasi-instantané. Bien.

Sinon, la voiture est nerveuse et agile, ce qui avec 133 chevaux et un châssis Sport n’est pas surprenant en soit. De quoi faire la nique a quelques Cooper et Abarth dans les centre-villes, et s’évader loin au premier rayon de soleil. Convaincus ? Oui et non. Oui parce-qu’il y a peu d’alternatives en vente, et qu’on apprécie le parti-pris d’être une stricte deux places. Non, parcequ’il suffit de se garer à côté d’une Smart Roadster pour se rendre compte qu’il y a comme un problème… de taille.
Verdict : moyennement Blenheim.
On aurait préféré un vrai roadster, plus joueur, plutôt que ce qui reste – malgré les apparences – qu’une Twingo à décapsulage rapide.
WHAT’S NEW ?

Le BMW Classic Center a commis sa première restauration complète : il s’agit d’une 3.0 CSi, qui en est ressortie comme neuve, dotée en plus d’une boite automatique, indisponible à l’époque avec ce moteur. Après Ferrari, c’est donc BMW qui décide de sauvegarder son patrimoine, ce qui est plutôt une bonne nouvelle. Pourquoi ? Parce-que le constructeur allemand n’est pas réputé pour ses classic-cars aux côtes stratosphériques, mais plus pour des autos des plus normales. Celle qui jusque là goûtaient peu aux joies de la restauration. Reste la question du prix, qui est aujourd’hui gardé secret. S’il est comparable à celui d’une BMW neuve, cela nous paraîtrait correct. Qui sera le premier à y envoyer une E30 fatiguée pour lui donner une nouvelle jeunesse ?

À l’approche du salon de Paris, Lotus joue avec nos nerfs, par le biais d’un communiqué des plus mystérieux. On y apprend qu’en 1975 sont nés le rasoir Bic, l’ordinateur Microsoft, David Beckham et la Lotus Esprit. De quoi raviver tous les fantasmes sur un revival de la mythique GT que l’on avait fini par ne plus espérer. Lotus nous promet quelque chose à couper le souffle pour le salon “Peut-être une nouvelle Esprit ? Peut-être pas ? Peut-être encore mieux ?” Qu’est ce que cela vous inspire ?

L’idée la plus bizarre du mois est canadienne : une comédie musicale à la gloire d’une des rares voitures produites dans ce pays : la Bricklin SV-1 – un échec cuisant. La pièce s’appelle donc “The Bricklin, an automotive fantasy“. On vous laisse découvrir les détails et écouter quelques chansons. Pour l’instant on hésite entre génie et ridicule. Avec une solide option pour le second choix.
BEEN THERE, DONE THAT

Nous avons fait un tour à la BMW Design Night à Munich, l’occasion de voir le concept Grand Coupé, qui comme son nom l’indique est une berline. Curieuse idée, d’autant plus qu’il préfigure la nouvelle gamme Série 6, qui sera également déclinée fort classiquement en coupé et en cabriolet. Nous ne sommes pas d’approuver le fait que l’avenir du grand tourisme passe par des berlines surbaissées, mais il faut avouer que le dessin est réussi. On en saura sans doute bien plus au Salon de Paris, avec, on l’espère, la version définitive de ce qui reste pour le moment une maquette pleine. À suivre.
BLENHEIM Q&A

Nous y avons croisé Adrian van Hooydonk, l’homme qui a pris la tête du style BMW à la suite de Chris Bangle. quatre questions rapides, du tac-au-tac quatre brèves réponses.
Votre première voiture ?
Une Peugeot, une 104.
Votre meilleur souvenir en voiture ?
Ah, ça je refuse d’en parler !
Votre route préférée ?
Il y a de routes splendides, en bord de mer, dans la Riviera italienne. Et bien sur la highway number one, en Californie, de Los Angleles à San Francisco.
La voiture qui vous fait rêver ?
En tant que designer, c’est toujours la prochaine, celle qui n’existe pas encore…
Texte : Yan Alexandre.
PS : attention, le Blenheim Gang, année-modèle 2011, arrive bientôt.









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