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THE GREAT ESTATES / TOP 10

Publié par le 07/11/2011 – 09:009 Commentaires

Mini Clubman
Incarnant l’approche la plus utilitaire du véhicule de tourisme jusqu’à l’invention du monospace, le break n’a pas pour vocation le glamour, cette notion étant le plus souvent incompatible avec des enjeux de praticité. Au Blenheim Gang nous sommes pourtant convaincus que l’ajout de volume utile n’altère parfois en rien la coolitude du modèle qui sert de base, bien au contraire. Qu’il s’agisse d’aller vite, de faire le beau ou simplement de charger un stock de pièces détachées, voici une sélection de 10 breaks qui n’ont rien à envier à leur alter-ego « trois-volumes ».

Citroën DS Safari

Citroën DS Safari
Si la Citroën DS a longtemps pu se prévaloir du titre de reine du bal, sa version Safari n’est autre que sa sœur taouée et perçée. L’alternative, un peu freak, qui compense sa plastique plus atypique par un charme supplémentaire. A ce petit jeu, ce drôle de break en deviendrait presque plus cool que la berline, s’affranchissant d’une image un peu bourgeoise pour mener la vie de bohème en retrait de la grande diffusion. A condition de rabattre la hayon, c’est même un choix nettement plus blenheim qu’un Transporter VW pour emmener vos planches de surf à la plage.

Mini Clubman Estate

Mini Clubman Estate
Contrairement à l’usage actuel, l’appelation « Clubman » ne désigne pas ici le break, mais le nouveau faciès de la Mini. L’emploi du terme Estate n’a donc rien d’un pléonasme. Avec ses deux portes et ses origines plutôt utilitaires, la Clubman Estate appartient à une catégorie injustement méconnue : les « breaks service-vitré ». Le break de chasse du plombier, quoi ! Et il faut bien le reconnaître, cette forme de carrosserie donne une certaine cohérence à ce facelift. Tout le contraire d’une Wolseley Hornet.

Toyota Crown Custom Wagon

Toyota Crown Custom Wagon
Évoquer la Toyota Crown Custom Wagon, c’est aussi admettre que l’automobile japonaise constitue un sujet que nous pourrions investiguer encore longuement avant de l’épuiser. Une chose est certaine, parmi la multitude modèles au style parfois impersonnel (et quelquefois proche du pastiche), il existe de véritables pépites. La Crown break en est une, du moins dans cette configuration des 70′s. De l’intégration des clignotants à l’avant au large bandeau encadrant les feux en passant par les extracteurs d’air sur les ailes arrière, cette auto est bourrée de détails plus attachants les uns que les autres. Absolument géniale !

Volvo 200 Series Wagon

Volvo 240 Wagon
Il n’y a rien qui symbolise le break comme une Volvo, et rien non plus qui symbolise Volvo comme un break : c’est une constante. Au gré des années, la marque explorera le concept sous toutes ses variantes du break de chasse au break de compétition, en se concentrant tout de même sur des interprétations éminemment familiales et sécurisantes. Toutefois s’il ne faut en retenir qu’un seul, ce sera l’imposant et inusable break de la Série 200 : icône pour tous, et pour les familles démocrates de l’upper middle-class en particulier. Remarquez, en 20 ans de carrière, c’eut été un comble de ne pas marquer les esprits.

Mercedes Benz W123 T-Modell

Mercedes W123 T
Rares sont les autos plus universelles que les Mercedes Benz W123. Berline, coupé ou break, il n’y a pas une route au monde où leur silhouette ne soit pas familière. Essence ou Diesel, il n’y a pas un garagiste qui ne saura vous dépanner. Difficile de faire mieux pour envisager un long périple. Et puisque ce genre d’aventure ne s’imagine pas sans quelques amis, et certainement quelques bagages, le choix du break s’impose assez naturellement. Au-delà de ces considérations subjectives, la W123 T (pour « Touristik und Transport ») a surtout une dimension historique : il s’agit tout simplement du premier break fabriqué en série par Mercedes Benz.

AMC Eagle Wagon

AMC Eagle Wagon
Bien des années avant que l’Audi Allroad et la Volvo XC70 ne viennent inventer des qualités de tous-chemins à des breaks qui n’en demandaient pas tant, l’American Motors Corporation avait compris le potentiel qu’offrait la panoplie du baroudeur. C’est sur ce constat qu’est née la gamme Eagle, regroupant des déclinaisons 4 roues motrices de l’essentiel des modèles de la marque : coupé, cabriolet et break. L’idée, bien qu’intéressante, aura pourtant du mal à survivre aux remaniements à répétition d’AMC. La fin était trop proche. L’Eagle Wagon, première et dernière incarnation de ce concept, disparaîtra dans l’héritage transmis par Renault à Chrylser.

BMW M5 (E34) Touring

BMW M5 E34 Touring
Vous ne l’aviez peut-être pas noté, mais c’est seulement avec l’E34 que BMW inaugure la déclinaison Touring de sa Série 5. Il existe bien quelques réalisations isolées plus anciennes – notamment celles du carrossier Schulz sur base d’E28 – mais rien d’officiel. Diabolique, même si un peu moins inédit que la carrosserie, le package proposé par Motorsport s’appuie ici pour la dernière fois sur le 6 cylindres en ligne dérivé de la supercar M1. En revanche, point d’extravagance dans l’allure : même les jantes « Turbine », pourtant d’une rare complexité, parviennent à se faire passer pour de banals enjoliveurs. Déjà discrète en version berline, cette génération de M5 devient invisible en break, s’adjugeant par la même occasion le titre de plus redoutable sleeper des 20 dernières années.

Ferrari 456 GT Venice

Ferrari 456 GT Venice
Pour ceux que notre plaidoyer en faveur de la Ferrari 456 aurait convaincu, mais qui trouveraient l’auto un peu trop commune, il existe une alternative plus exclusive encore. Réalisée chez Pininfarina en quantité très limitée, cette « Venice » n’est autre que la concrétisation, pour un budget quasi illimité, du souhait de son unique commanditaire : le sultan de Bruneï. Ce break à moteur V12 est cependant loin du simple caprice stylistique : l’auto gagne deux portes, un hayon et semble embrasser avec beaucoup de sérieux sa nouvelle fonction. Et tout ça en conduite à droite uniquement… histoire de pousser l’esprit de contradiction dans ses derniers retranchements.

Audi RS2

Audi RS2
S’il faut trouver un modèle à l’origine du succès des breaks Audi auprès des gangs (des vrais !), c’est certainement la RS2. Au milieu des années 90, engagé depuis quelques temps dans une concurrence frontale avec Mercedes et BMW, Audi s’attache les services de Porsche dans l’espoir d’occuper une place laissée vacante par AMG ou Motorsport. Et pour se démarquer, le résultat ne sera proposé que sous la forme d’une Avant… tout comme la RS4 qui lui succèdera. Si le contenu technique de cette RS2 retient notre attention, elle semble surtout moins risquée à assumer que ses semblables. Enfin, à condition d’éviter de stationner trop longtemps à proximité d’un distributeur de billets !

Alfa Romeo 156 GTA SW

Alfa Romeo 156 GTA Sportwagon
L’Alfa 156 GTA Sportswagon est une auto dont l’attrait tient aux parti-pris, plutôt curieux, qu’elle propose. Alfa Romeo aurait pu, fidèle à ses habitudes en la matière, se contenter d’une approche très conservatrice du break. La berline 156 ayant déjà mis fin avec brio à quelques années d’errements du Centro Stile, le but semblait atteint. Pourtant, rien y fait, le dessin de cette Sportswagon apparaît encore un cran plus naturel et cohérent (sauf dans le cas de l’anecdotique version « tous chemins »). De quoi faire oublier un gain en habitabilité finalement très symbolique. Autre curiosité pour l’époque : faire passer 250 chevaux sur les seules roues avant. Un pari audacieux ? Oui, mais c’eut été dommage de se priver du V6 3.2L pour une « simple » histoire de plateforme, non ?

Texte : Alasdair ; Photos : DR

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9 Commentaires »

  • Jean-Charles says:

    NB que la Citroën DS était nommée “Safari” pour les marchés anglophones. En France, c’était tout simplement la Break. ;-)

  • Serguei_Diego says:

    Et les breaks de chasse alors? Quid des Volvo P1800ES, Aston Virage Shooting Brake (pas de faute à “brake”, ça s’écrit comme ça) et autre Lynx Eventer???

  • Alasdair says:

    Comme vous le faites justement remarquer, ça ne s’écrit pas de la même façon, car il ne s’agit pas de la même chose. Ici, il est uniquement question d’estates, de wagons… donc de breaks (en français).

    Mais rassurez-vous, nous n’avons rien contre les shooting brakes; dérivés eux de coupés plutôt que de berlines. Si vous nous lisez régulièrement, ça n’a pas dû vous échapper.

  • AnastaseP says:

    Belle sélection, avec une mention spéciale pour la Crown, une véritable rareté ! En ce qui concerne la RS2 il s’agit bien de la plus risquée à posséder du lot car elle est sans doute la moins bien construite. Enormes problèmes de rigidité notamment.
    Dans les ancêtres de la 5 touring on peut également citer pour la bonne bouche les NK Pichon Parat…

  • radiogitan says:

    Chez BMW, ne préfère-t-on le Touring E30 ?

  • louloutedigalvieri says:

    Belle sélection, et dans ce domaine, il faudrait aussi évoquer le derniers des Station-Wagon américains, avant la mode des SUV, la Buick Roadmaster Estate 1992-96 équipée du V8 5.7L de la Chevrolet Corvette, pour rider sur Ocean Drive avec les surfs sur le toit ou pour rallier à vive allure en famille les pistes de ski du lac Tahoe… A votre disposition pour un essai !

  • Alasdair says:

    En ce moment, l’E34 nous fait de l’oeil… Et puis il s’agit surtout une M5, dans ce cas.

    Il faut faire des choix dans un top 10, mais c’est certain qu’une 325ix fait partie de nos favorites.

  • oTTo says:

    chez les Italiens ne pouvait-on mettre aussi l’Alfa giulia giardinetta, l’Alfasud giardinetta, la Lancia Thema 8.32 S.W exemplaire unique, la Fiat 500 giardinetta vs Mini Clubman…
    (Giardinetta avant Sportwagon, Multiwagon…)

    mais bon, Volvo 240d, Mercedes W123 300Td, et la “moderne” BMW E34 525tds Touring, sont vraiment des machine a voyager sans arret…!!

  • Alasdair says:

    oTTo, comme je le disais précédemment, un Top 10 impose des choix – certainement injustes – mais nécessaires. Vos propositions sont judicieuses, certaines étaient même shortlistées, mais il faut veiller à une certaine variété. Notez que la Thema 8.32 (certes pas S.W.) est déjà apparu dans notre Top 10 consacré aux Euro Muscle-Cars.

    Enfin, pour ce qui est de nos propositions… personne ne vous oblige à les choisir en diesel.

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