La catapulte est une machine de guerre utilisée pour lancer des projectiles à grande distance, sans emploi d’aucun explosif. Semblable à une arbalète géante, elle projette de grandes flèches à l’aide d’un câble tendu. Le terme correspond à la forme latinisée du mot grec καταπέλτης – katapeltes, derivé de κατά- kata « transpercer » et de πάλλω – pallo « bouclier ». La catapulte semble avoir été inventée en 399 av. JC à Syracuse en Sicile sous le règne du tyran Denys l’Ancien et l’un des premiers utilisateurs aurait été Onomarchus de Phocis.

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C’est sans doute pour célébrer, avec un peu d’avance, les 2500 ans de cette invention que Peter Wheeler réinvente le concept en 1990, en présentant la Griffith, considérée aujourd’hui comme la première TVR de l’ère moderne. Petit rappel historique : dans les 80′s ce sont les « Wedges » qui ont porté la marque, de la Tasmin 280 à la diabolique 450. Souvent en roadster, parfois en coupé, leur dessin plutôt bizarre est la définition même du terme « cunéiforme ». Datées et en fin de développement, elles ne font guère plus recette, surtout depuis la sortie de la série « S », plus modeste et au look définitivement rétro. Son nouveau châssis, rigidifié et équipé du V8 Rover 4 litres savamment modifié, sert initialement de base à la Griffith deuxième du nom, présentée lors du salon de Birmingham 1990. Le succès est immédiat et 350 bons de commande sont signés sur place, de quoi assurer un lancement réussi à une auto qui sera commercialisée jusqu’en 2002.

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Seulement voilà, tout cela était encore un peu trop faiblard pour l’expert ès balistique anglais. Le châssis, un peu limite, va être remplacé pour la production par celui de la Tuscan de circuit (rien à voir avec le modèle commercialisé quelques années plus tard), et le moteur porté, en option, à 4,3 litres pour 280 bhp. Parallèlement, TVR lance un autre roadster sur la même base, la Chimaera, et développe son premier moteur maison, le fameux AJP8, initialement prévu pour les deux autos. Il ne sera malheureusement pas prêt à temps, et ne les équipera finalement jamais. Au lieu de cela on gonflera encore le moteur Rover pour le porter à cinq litres de cylindré pour 340 bhp : beaucoup, trop diront certains. C’est ce moteur qui équipe la Griffith 500 de notre essai.

À l’origine, le mot « catapulte » désigne un engin lanceur de flèches, alors que le terme « baliste » fait référence à une machine qui lance des pierres, mais la signification des deux termes a été intervertie à partir du IVe siècle de notre ère, d’où parfois une certaine confusion dans les termes. Le fait que le mot catapulte (qui est devenu un nom commun : « catapulter ») soit devenu un terme générique qui à certaines époques désigne indistinctement tous les engins de siège de la baliste au trébuchet, obscurcit encore la terminologie.

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La Griffith surprend par le pureté de sa ligne. Du museau à la croupe, rien, ou presque, ne vient perturber un dessin d’une douceur troublante. L’avant évoque furieusement la Jaguar Type E : phares ronds sous bulle, bouche béate, et interminable capot bombé. L’absence complète de pare-chocs rend l’auto vulnérable, presque fragile, tout comme les flans dont la simplicité n’est troublé que par un coup de serpe à la naissance des portières. L’arrière est quand à lui un pur produit du bio-design : tel un galet il ne souffre d’aucune aspérité qui troublerait sa courbure. Pas de pare-chocs non plus, pas de poignée pour ouvrir le coffre, juste deux tubes en inox, surgissant de sous la coque, venus de nulle part, conférant à l’ensemble une soudaine agressivité. Cette ligne tellement simple rend l’auto intemporelle, on pourrait même la penser actuelle, si ce n’était quelques petits détails qui la trahissent : les roues, plutôt chétives aux standards actuels, les feux arrières teintés de gris, ou encore les sempiternels rétroviseurs de Citroën CX… Quand à la capote, elle utilise le système habituel des TVR contemporaines, à savoir un toit rigide amovible et une lunette arrière souple, permettant de rouler, si cela vous chante, totalement décapoté ou juste cheveux aux vents et lunette en place. Dans tous les cas, le rangement du toit rigide dans le coffre est une torture dont vous vous passerez bien.

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À l’intérieur, comme souvent sur les autos artisanales, le meilleur côtoie le pire. Le meilleur chez TVR c’est un certain sens de l’ergonomie, associé à une tradition de l’anticonformisme. En résumé cela ne ressemble à rien de connu et nécessite un temps d’adaptation, voir d’apprentissage. Le tableau de bord, au dessin très organique, enveloppe complètement le conducteur dans un cocon de skaï moelleux. C’est simple, ça dégouline de partout, de la casquettes de compteurs, à l’énorme tunnel central, en passant par les bourrelets latéraux qui tombent parfaitement sous les coudes. Soucis du détail, tous les commodos, et boutons sont en aluminium, du plus bel effet. Ne rien faire comme tout le monde, c’est par exemple placer les poignées de portes… sur les côtés du tunnel central, ou l’allume cigare dans la portière. Pourquoi pas, on s’y fait.
Le pire c’est une finition parfois scabreuse, en témoignent les contres portes recouverts d’une moquette synthétique râpeuse à la délicieuse teinte verte, ou l’utilisation d’éléments issus de la grande série dont l’intégration est pour le moins hasardeuse. Que penser des bouches d’aération rectangulaires, des cendriers issus d’une berline Ford des années… 60, ou encore des multiples boutons ne portant absolument aucune indication quant à leur fonction ? Pas grand chose en fait, le grondement sourd délivré brutalement par les tubes inox au démarrage nous faisant oublier toutes ces futilités.

Parmi les engins fonctionnant avec un ressort à torsion figurent notamment l’onagre et la baliste, armes utilisées conjointement avec les engins à contrepoids, le mangonneau et le trébuchet.
Le trébuchet, parfois incorrectement appelé catapulte, emploie un contrepoids plutôt que la torsion ou la tension: il fonctionne essentiellement comme une fronde géante. Son invention date du Moyen-Age, époque à laquelle il a remplacé la catapulte en raison d’une meilleure précision des tirs. Les catapultes ont été progressivement remplacées par les canons, au cours du XIVème siècle.

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Soyons francs, se glisser derrière le volant d’une Griffith 500 ne se fait pas sans une certaine appréhension, surtout lorsque ledit volant est placé à droite . Devant et derrière ça gronde. La confiance du conducteur non initié est au plus bas. On débraye et on enclencha la première, non sans mal tant la boîte est dure. De plus, le levier de vitesse, à main gauche donc, est placé d’une façon qui oblige de reculer fortement l’avant bras dans une position peu confortable. On relâche l’embrayage en priant, attendant le moment ou la catapulte va déclencher soudainement toute l’énergie qu’elle a emmagasinée…

Et contrairement à ce que l’on attendait la Griffith démarre avec toute la douceur que sa ligne suggérait. Tout semble calme à bord et seule la boîte demande un minimum de concentration, la Borg & Warner T5 nécessitant une poigne de fer pour verrouiller un rapport. Le premier village se traverse du coup en seconde, à peine à 1000 tr/min, aussi bien par fainéantise que pas la grâce du couple titanesque du V8.
Le panneau de sortie d’agglomération marque la fin de la tranquillité. Une pression progressive sur la pédale d’accélérateur libère le moteur qui se déchaîne brutalement passant du registre acoustique du borborygme de la digestion lente à celui du tonnerre accompagnant la foudre. À ce stade il convient d’oublier tout ce que l’on sait sur la violence appliquée à l’automobile. Bruit, fureur, poussée, la TVR n’a guère d’équivalent dans la production moderne, que dire alors de celle du début des années 90.

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Lorsque la route tend à vouloir abandonner la ligne droite il convient d’aborder la suite des événements avec la plus grande humilité. Il faudra d’abord composer au rétrogradage avec la commande de boîte, qui à ce stade est déjà venue à bout de votre bras, pour tenter de ralentir l’auto à temps, car évidemment vous êtes catapultés bien trop vite dans la courbe. Si la direction non assistée permet de placer la Griffith avec la plus grande précision, la sortie de virage est un moment de bravoure certain, tant l’auto ne demande qu’à se dérober de l’attraction terrestre par tous les moyens mis à sa disposition. Pour corser le tout, en plus des roues arrières, ce sont aussi celles de l’avant qui vont abdiquer, par la faute de l’étroitesse de la monte pneumatique. Un peu de patience donc avant de libérer la cavalerie, bien en ligne, avant de se voir projeter le virage suivant avec une rapidité fulgurante. Chaque ligne droite est réduite à sa plus simple expression tant l’accélération est vigoureuse, et ce quel que soit le régime, la TVR pousse sans discontinuer, mais surtout de façon terriblement communicative. Voilà qui donne immanquablement le sourire à une époque où la plus sportive des autos se contente d’être bêtement linéaire.

Jusqu’à une époque récente, les catapultes ont été utilisées en Angleterre, par les amateurs de sensations fortes voulant vivre l’expérience d’être catapultés dans les airs. La pratique a été abandonnée en raison d’accidents mortels, certains participants ayant chuté à terre après avoir raté le filet de sécurité.
Si l’expérience de la catapulte automobile est indéniablement tout aussi grisante, et dangereuse, espérons  que les aléas récent de la marque anglaise ne perturberont en rien l’avenir de cette pratique à sensations. Rien n’est moins sur.

TVR GRIFFITH 500
VISUAL ATTRACTION8
MECHANICAL THRILLS10
HANDLING8
CLASSIC APPEAL8
BLENHEIM GIRL PULLING ABILITY7
BLENHEIM FACTOR10
8.5Note Finale
Note des lecteurs: (4 Votes)
9.7

A propos de l'auteur

Yan Alexandre Damasiewicz
Rédacteur en Chef

Après avoir crée le Blenheim Gang en 2003 avec Paul Reynolds, Yan Alexandre est tout naturellement devenu journaliste, spécialisé dans la culture automobile. Enfin, pas si naturellement que ça, puisqu'il a passé quelques années de sa vie à s'occuper de sites internet en agence, avant de changer d'orientation. Aujourd'hui il collabore régulièrement aux magazines GQ, Intersection, Evo & Octane. Ses passe-temps préférés ? Traverser l'Europe au volant de sa BMW 1600ti de 1967 et rêver aux voitures les plus improbables qu'il pourrait acheter...

15 Réponses

  1. crewzy

    Que dire de plus…. a si c’est LE classic du moment pour moi, et sur un trackdays, une bonne guerrière.

    super article.

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  2. Hadrian Rush

    Somptueuse présentation du galet de Peter Wheeler…

    Quelques plaisantes précisions complémentaires:

    La remarquable suspension dérive de solutions employées en course avec ses doubles triangles superposés à l’avant et l’arrière (double wishbones)

    Le bouilleur, acheté chez Land Rover a été profondément remanié chez TVR : la cylindrée du 3,9 L, au côtes supercarrées à l’origine est augmentée par allongement de la course, il reçoit un nouvel arbre à cames central, un volant moteur allégé et voit son rapport volumétrique augmenter. Il bénéficie d’une unité spécifique de contrôle de l’injection Lucas. Sa position est inversée par rapport à l’implantation retenue généralement pour ce tout aluminium d’origine Buick, les collecteurs d’échappement débouchant dans les catalyseurs, placés… devant le moteur. Cet ensemble est léger, coupleux à souhait et peu onéreux à entretenir.

    Un coup de griffe… :

    L’habitacle est largement chauffé par la proximité du moteur qui est placé derrière les roues avant : le chauffage est très efficace en hiver, en revanche la ventilation est anémique et la confusion régnant dans les commandes fait qu’il est parfaitement possible l’été de mijoter (cuire ?) doublement chauffé par l’irradiation du moulin et… l’installation de chauffage malencontreusement réglée à fond…

    La carrosserie est en résine de polyester renforcée de fibre de verre… il faut avoir la fibre…

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  3. NOTRY

    Bravo ; l’aller retour avec la catapulte est très bien trouvé et les photos magnifiques.

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  4. stewart

    Missile… capricieux…

    La Griffith est un joli petit missile sol/sol… d’une fragilité totale… est-elle plus caractérielle que capricieuse ?… ou l’inverse ?…
    Je connais très bien la bestiole pour en avoir possédé une… durant notre idylle c’est d’ailleurs plutôt elle qui m’a possédé…

    Les pannes s’enchaînent les une derrière les autres. La vraie question n’est pas de savoir si la Griffith va tomber en panne mais quand ? Tout peut lâcher sur une griffe, à tout moment…
    Le pilote du délicat missile vit dans l’incertitude constante de l’immobilisation possible de la bête, du non-redémarrage.
    Regardez seulement le faisceau électrique emprunté à une autre et… trop long !… et vous aurez tout compris…

    Mais… il y a un mais…

    Pour supporter ce douloureux état, le « driver » est heureusement bercé par les borborygmes des tuyères arrières et le râle lourd de l’antique bloc. A chaque démoniaque accélération son cerveau vient se coller délicieusement dans la partie antérieure de sa boîte crânienne, le voile noir est (quasiment) au rendez-vous. L’engin envoie des G… tout le temps… l’alliance (à priori contre nature) de la fibre, du châssis tubulaire (un nid à rouille celui-là…) et de l’antédiluvien mais oh combien léger 8 cylindre en V fait merveille. Et puis, la bagarre pour tenter de laisser le projectile sur la route est totale, absolue, définitive… un peu comme le bestial, primaire plaisir physique qu’il y a à le piloter…

    Ne comptez pas sur les assistances, la Griffe s’abstient de ces accessoires pour minet craintif…

    A acheter en toute connaissance de cause… gros plaisir en vue…

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  5. frederic.E

    De sublimes images qui mériteraient un tirage en format italien..Pour ce qui est de la TVR Griffith, je confirme les propos de Crewzy pour avoir participé à des trackdays où j’en ai vu courir mais que je n’ai jamais pu rattraper, la faute surement à ma Smart Crossblade powered by « Brabus at home » et ses 110 petits chevaux…Par contre, je garde un souvenir particulier du bruit de la bête qui avait tout du râle caverneux à l’accélération ( je dirais une sonorité dans le genre de celui des Panoz Esperante de course ). Une bien jolie et bien rare découvrable à l’anglaise ( avec tout ce que cela sous entend ) et qui est bien loin de ce que sont devenues les actuelles TVR, en paticulier la trop baroque Tuscan S à l’allure ballourde ….

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  6. Bernard

    Petite faute de frappe :)

    Soyons francs, se glisser derrière le volant d’une Griffith 500 ne « se » fait pas sans une certaine appréhension, surtout lorsque ledit volant est placé à droite.

    Article splendide, tout comme la voiture !

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  7. colombus

    Cool car, not for fainted hearts !

    BTW, la disposition de la plaque à l’avant est très harmonieuse.

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  8. frederic.E

    @colombus : une vraie disposition à l’anglaise comme on en trouve sur les Marcos, les Lotus, les Jaguar ( surtout sur les Type E série 1 ) et bien d’autres productions rebelles de la « perfide Albion » mais tellement bonne en matière d’autos hors normes …
    http://www.brestrading.com/MyJourneys/MyJourneys_images/SEVEN1700supsprt3.jpg
    Et les excellentes photos de Ian mettent vraiment en valeur l’esprit britannique de cette belle Griffith.

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  9. frederic.E

    J’ai trouvé sur le très british site Pistonheads.com deux vidéos qui devraient ravir les amateurs de TVR Griffith et la faire découvrir aux autres sur circuit. Et en plus ça nous donne un bel aperçu de ce que sont les trackdays en Grande Bretagne à Castle Combe( mélangeant à plaisir F355, Seven Lancer Evo, 911 , TVR et autres autos ..) et sur la seconde vidéo, c’est un tour de Ring en Griffith.
    http://www.pistonheads.tv/clip1527

    http://www.pistonheads.tv/clip1478

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  10. Xavier

    Bonjour,

    merci pour cette présentation.
    Serait-il possible de corriger à l’avenir la faute dans le tableau des notes afin de rendre au mot attraction le « t » qui lui manque et qu’il mérite ?
    Xavier

    Répondre
  11. Kim

    Superbe Article !!!!

    Un hommage à une auto ultra confidentielle comme seuls les anglais savent les produire.

    Je connais bien trop cette auto pour en avoir acheté une directement à l’usine de Blackpool en 1996 avec volant à gauche. Elle verte avec intérieur crème. Cela fait 12 ans que je la possède et pas un jour je ne me lasse de la conduire tant elle procure des sensations extra terrestre. Alors bien entendu, on dira que la fiabilité n’est pas au rendez vous car il s’agit d’une voiture artisanale. Eh bien je vous dirais que vous êtes plus à l’abri qu’avec une auto bourrée de systèmes électroniques. Il faut savoir que cette auto est d’une conception tellement simple qu’il est possible de reparer les petites pannes qui peuvent survenir.

    CE ne sont jamais de grosses pannes si on n’a pas peur de toucher au système electrique mais sincerement rien de mechant.

    Les gros organes, Moteur, boite, pont, suspension et châssis sont d’une solidité incroyable !!!

    Aujourd’hui je peux vous dire qu’à plusieurs reprises j’ai pensé la vendre mais pour reprendre quoi ?? Quoi qui puisse vous donner de telles sensations sauf à moins de pouvoir se permettre une auto à plus de 100 000 euros.

    Je vous assure, une fois que vous avez teste son volant. C’est une drogue dont on ne peut se détacher !!!

    La TVR Griffith 500 est imbattable sur le rapport performance prix. Sa force est ce moteur V8 fougueux et rageur avec un couple astronomique à faire patiner les roues en troisième et surtout son chassis ultra rigide dérivé directment de la competition des TVR Tuscan. CE meme chassis est monté avec des moteur de 500 chevaux. C’est tout dire sur sa rigidité. Un châssis tubulaire avec suspensions independantes et pont autobloquant à différentiel limité comme ceux monté sur les voitures de rallye. La carosserie est en resine renforcée et offre à l’auto un poid inferieur à 1100 kg pour 345 ch ?

    Si vous avez un jour le plaisir d’en essayer une, surtout ne refuser pas.

    Un dernier mot, la métaphore catapulte est vraiment la meilleure que l’on puisse lui donner !!!

    Répondre
  12. Pipoune

    La beaute féminine, le son rauque et envoutant, les entrailles d’un monstre, la ligne pure et voluptueuse, la violence sauvage et métallique, les odeurs, les vibrations, le regard et l’exclusivité. Peter Wheeler a enfanté un fantasme mécanique et esthétique. La TVR Griffith 500 est unique.

    Répondre

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