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Au moment de juger une auto, il est essentiel de se remémorer le contexte dans lequel elle est apparue : En 1989, cette nouvelle M5 répond aux attentes d’une génération de conducteurs ayant fait leurs armes au volant de peties GTI… Et dont l’envie d’en découdre à la sortie d’un péage ne s’est pas émoussée avec les années. Si cette époque semble aujourd’hui bien lointaine, les raisons d’aimer l’une des autos les plus emblématiques qu’elle ait engendrée sont toujours là. Voici cinq réponses possibles à la question « Pourquoi faut-il aimer la M5 E34 ? » :

Parce qu’elle passe doucement à la postérité. Si cette M5 a dû souffrir pendant une bonne décennie de l’image de celles qui deviennent l’égérie des exploitants de stands d’auto-tamponneuses, son sort pourrait bien être sur le point de changer. Aux distraits, nous rappelons que l’E34 doit son design à Ercole Spada, l’auteur des Aston Martin DB4 GTZ et Alfa Romeo TZ, TZ2 (entre autres). Si nous concédons volontiers que cette M5 ne pourra prétendre au même statut sur la base de sa seule élégance, c’est tout de même une sacré référence. D’autant qu’entre nous, franchement, vous en connaissez beaucoup des BMW dont la ligne vieillit mal ?

Parce qu’elle dispose d’un moteur de supercar. Et ce n’est pas qu’une façon de parler, puisque le bloc utilisé n’est autre que celui de la M1, qui avait déjà fait le succès de le 635 CSi et de la précédente M5. C’est d’ailleurs la dernière fois que cette mécanique sera utilisée sous le capot d’une BMW, et la dernière fois également qu’une M5 sera équipée d’un 6 cylindres en ligne. Des adieux aux airs de fête pour lesquels Motorsport portera la cylindrée de son S38 à 3,8L, ce qui se traduira par 340ch obtenus à 6900tr/min, tout de même!

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