FORD MUSTANG : ÊTRE OU NE PAS ÊTRE ?

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Née de la volonté de Ford de commercialiser un coupé pas cher au style sportif pour séduire les baby boomers, au tout début des années 60, la Mustang a tout au long de son histoire suivi des voies pour le moins hasardeuses. Birthday oblige, Ford a eu la bonne idée de sortir de ses archives un paquet de photos retraçant l’évolution stylistique de sa Pony Car de 1961 à nos jours. Pas la peine d’en rajouter ! Le mythe du coupé sobre et burné du lieutenant Bullitt a failli ne pas être, et ses périodes de dégénérescence semblent être le fruit de sacrées errances. Du genre de celles qui affectent les constructeurs généralistes, quand les compteurs de haricots l’emportent sur les fanas de bagnole, quand les batailles d’égo, le manque de courage et le mercantilisme brouillent la donne. C’est avec les générations 2, 3 et 4 que le mal a été plus profond, après le succès dévastateur de la Mustang 1, sur fond de crise des années 70/80.

Mustang-1-1

Il me semble que la génération 5 a remis comme il fallait les pendules à l’heure en surfant avec bonheur sur la vague nostalgique. Une Mustang ne doit pas être trop petite ou trop grande et sa version coupé doit être fastback. Le revival ayant réussi au point de réveiller la concurrence, Dearborn a nourri de nouvelles ambitions avec la Mustang 6 tout en ranimant la pétoche chez les designers.

PRELUDE

Au départ, on n’a rien, pas même un nom : Cougar ? Mustang ? . Le concept Avanti (appelé aussi Allegro et Avventura) a des accents de T Bird. Seul son profil fastback aura une influence et permettra de lutter contre l’orientation coupé ultra classique. C’est Gale Halderman qui a donné à la Mustang sa « Bullitt touch »

ACTE 2

Influencée par la part grandissante des petites autos sur le marché US, la génération 2 de la Mustang rétrécit et lorgne vers un design européen avant de s’en tenir à la banalité américaine.

ACTE 3

Cette fois, la tendance s’inverse. Les propositions typiquement US genre « maman j’ai rétréci la caisse » ont cédé la place à une harmonie plus européenne. Durant la phase exploratoire, la reprise du concept de break, déjà testée sur la Mustang des sixties avec brio, fait vraiment peur.

ACTE 4

Totale interrogation, avec des propositions qui évoquent General Motors aussi bien que le concept Probe. La solution finale donne dans la synthèse biodynamique aux influences multiples.