MICHEL GONDRY SPOTTING

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Tout va bien, vous ne rêvez pas, ces autos existent bel et bien. Nous les avons rencontrées sur le tournage  du prochain film de Michel Gondry, adaptation du roman de Boris Vian, L’Écume des Jours, qui se déroule en ce moment dans Paris. Elles sont toutes là, photographiées sous tous les angles. Plongée fascinante dans l’imaginaire débridé du cinéaste français.

Renault 16

Pas la plus originale côté ligne, mais sans doute la plus complexe techniquement. Elle se conduit tête-bêche, l’arrière devenant l’avant. À l’intérieur, un volant et des pédales ont donc été installés dans le coffre, reliés mécaniquement aux commandes originelles, toujours en place. Pas simple à conduire, également, à entendre les conversations des techniciens de plateau…

Peugeot 205

Étrange mélange de 205 et de la partie arrière d’un break 204. La nouvelle face avant de cet hybride est réellement surprenante.

Renault 4

Télescopage bizarre d’une Renault 4 avec un arrière de Citroën Ami 6 et une face avant de Renault 6.

Renault 21

Plutôt cohérente cette limace rouge composée d’une Renault 21 berline, et de la partie arrière d’une 21 Nevada en guise de face avant.

Renault Espace

Mélange de genres et d’époques pour ce Renault Espace dont l’arrière s’orne d’une face avant de Peugeot 605, et l’avant d’un coffre d’Opel Kadett.

Peugeot 104

La plus improbable, peut-être, et la plus amusante. Une Peugeot 104 jaune vif, dont le capot se prolonge dans le coffre d’une 404 doté de gros phares ronds.

Peugeot 306

Surprenant modernisme pour cette 306 sans queue ni tête qui se dédouble à l’avant, dans un vert du plus bel effet – très Propreté de Paris. Beau comme un concept-car de la fin des années 1980. Un peu de Lamborghini Genesis, peut-être ?

Renault 18

Sobre, cette Renault 18 utilise ses feux arrières des deux côtés, en plus de quelques appendices aérodynamiques bien sentis. Pas besoin de plus, en effet.

Renault 19

Cette Renault 19 à l’aileron démesuré allonge son capot avec un coffre d’Opel Ascona. C’est presque cohérent.

Fiat Uno

Voila sans doute à quoi aurait ressemblé la Fiat Multipla des années 1980 : à cette Fiat Uno vert céladon, qui souffrait hier d’un petit problème de batterie.

Peugeot 404

Cet autobus rase-moquette est sans doute l’auto du film au plus fort impact visuel, tant il est difficile, au premier coup d’œil, de distinguer l’avant de l’arrière. On aimerait bien prendre le volant de ce double break 404, juste pour rire.

Citroën GSA

Cette GSA framboise dotée de gigantesques ailerons de requin se conduit également tête-bêche. Point de rappel de direction pour celle-ci, mais deux volants. Reste à comprendre comment ça marche…

Il n’y a pas que les voitures qui ont subi un curieux remaniement, toutes la signalisation du quartier où se déroule le tournage a également été modifiée à la sauce Gondry – à la fois loufoque, et à la réalisation volontairement artificielle. On vous laisse essayer de deviner ce que ces panneaux indiquent.

Vue d’ensemble de ces curiosités automobiles qui ont dérouté plus d’un passant.