LE CAP NORD EN SUBARU FORESTER #1

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Encore un été ou il a fait chaud, trop chaud, alors pourquoi ne pas aller respirer un air plus frais ? Deux options : soit changer d’hémisphère, soit aller plus au nord. Va pour le second choix. Et jusqu’où peut-on aller par la route dans cette direction ? Au Cap Nord, bien sûr.

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Un road trip en Norvège, ou comment se donner un prétexte pour acheter une Subaru Forester.

Après un rapide calcul, faire tout le périple par la route depuis Lyon, où j’habite, s’avéra être la solution la plus économique, car la voiture ne sera pas seulement un moyen de déplacement, mais aussi notre chambre, notre cuisine, notre garde-manger, notre débarras… Et non, pas question d’opter pour un camping-car !

Je n’ai rien à disposition qui puisse remplir ces tâches, il va me falloir acheter un véhicule. Le choix n’a pas était long : ce sera une Subaru Forester, un break AWD avec un turbo, une garde au sol surélevé et une fiabilité reconnue. Alors commence ma partie préfère : la recherche ! L’offre est plutôt faible en modèles S, mais quelques annonces plus tard, j’ai enfin trouvé la candidate : 2001, 190 000 km, toutes options (la sellerie en cuir beige et le toit panoramique rendent l’intérieur presque gai), état correct. Seule la couleur ne m’emballe pas réellement, un bi-ton vert/gris, mais le départ approchant à grand pas, je ne vais pas faire la fine bouche. Direction le garage pour un check-up complet (plus la modification du système de freinage) et l’aménagement intérieur : ce n’est pas une mince affaire que de réussir à faire rentrer un lit et des rangements dans une Forester.

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Pour ce qui est de l’itinéraire, nous n’avons rien de très défini : nous sommes libres, car autonomes. Le sud-ouest de la Norvège sera occulté, pour privilégier la Route Fv17, les îles Lofoten / Vesteralen et le cap Nord, le retour se fera par la Suède, car c’est la route la plus courte.

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Stress test : la route vers la Norvège

Depuis Lyon, la frontière norvégienne est à plus de 2 000 km ; les bouchons français et l’autoroute allemande seront parfaits pour éprouver l’auto. Il est amusant de remarquer qu’il faut toujours un petit temps d’adaptation pour s’habituer à la conduite allemande sur l’Autobahn. Le rythme est beaucoup plus soutenu qu’en France, et la Forester n’a aucun mal à suivre.

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Hormis une petite blague du système d’aide au démarrage en côte qui s’est bloqué en plein bouchon, nous immobilisant sur la voie de gauche, l’essai est concluant : la voiture roule vite et bien, tout en prenant soin de ses occupants. Fini le test, place au voyage avec comme commencement le pont d’Øresundsbron (7 845 m de long, précédé d’un tunnel de 4 050 m) servant de frontière entre le Danemark et la Suède.

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D’Oslo à Trondheim en passant par Roros

Après la visite de la capitale norvégienne, ou il y a plus de Tesla et autres véhicules électriques en centre-ville, que je n’en ai jamais vu dans ma vie, nous quittons la ville par l’un des nombreux souterrains qui serpentent sous la ville, direction Lillehammer via l’E6. L’agriculture est très présente avec d’immenses champs tout au long de la route qui nous mène dans la partie centrale du pays, mais le paysage commence à se modifier, les collines prenant l’allure de montages et les cultures se faisant moins grandes au profit de forets de résineux. En arrivant aux abords de Lillehammer et de son lac, nous pouvons voir des vestiges des J.O., en particulier les tremplins de saut à ski, qui même sans neige restent impressionnants.

Nous quittons l’E6 pour prendre le chemin de Røros (ancienne ville minière), plus à l’Est via la 27, 29 et 30. Ces routes cheminent sur un plateau à 1 000m d’altitude au milieu de nombreux lacs. Les arbres disparaissent et laissent place à différentes espèces de mousse et d’herbes. La neige est à portée de vue. Sur ces plateaux lunaires, la route est très roulante et jamais piégeuse, elle se déroule en grandes courbes au revêtement propre. Les moutons qui sont présents en nombres, et surtout en liberté, sont allongés nonchalamment au milieu de la chaussée, sans la moindre crainte des voitures. Après cette escapade en basse montagne, nous retournons vers à cote avec la visite de Trondheim.

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De Trondheim à Bodø

Nous quittons Trondheim par l’E6 (cette route traverse la Norvège du nord au sud) pour l’abandonner 150km plus loin au nord, à Asphaugen, pour une route bien plus charmante : la Fv17 qui longe la côte Ouest, contourne les fjords ou les enjambe sur près de 600 km pour finir à Løding, village proche de Bodø. La route est coincée entre l’océan et la montagne ce qui donne lieu à des paysages superbes. Sur ce parcours, il y a pas moins de 7 ferries, ce qui permet d’admirer le pays d’une autre manière. Au volant, cette route est un régal, pour peu que vous ne tombiez pas sur un camping-car, avec des passages tantôt roulants avec des grandes courbes, tantôt plus complexes et très sinueuses avec du dénivelé.

À suivre…