PORSCHE 911 SC TARGA

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1978, c’est l’hécatombe. Keith Moon, Ronnie Peterson, Nancy Spungen. Autant de brillants destins prématurément fauchés cette année là. La Porsche 911 en fera partie, c’est prévu. Pour une sportive, quatorze ans est un bel âge pour mourir, il est maintenant temps de passer la main, la relève attend.

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Que dire pour sa défense ? Elle aura été une honnête remplaçante à la 356, et aura glané son lot de succès en course, ce qui n’a rien d’anormal pour une Porsche. Mais tout de même, quatorze ans, c’est long. Son dessin est complètement démodé, à force d’ailerons divers il n’y a de toute façon plus rien à tirer de son aérodynamisme, et le moteur 2.7 ne donnera plus un cheval de plus. La Turbo ? Ah oui, cette version marche bien, mais tout de même, soyons sérieux, cette auto n’est qu’une antiquité sur-motorisée.
Le destin est de toute façon scellé, depuis 1971 la remplaçante est dans les cartons. Avec un V8 surpuissant monté à l’avant, une ligne futuriste à couper le souffle, un habitacle spacieux, confortable et suréquipé, 1977 ne sera pas que l’année du punk, mais aussi celle de la Porsche 928. Il ne restera plus qu’a épurer la gamme par le bas, rôle dévolu aux 924 et futures 944.

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La SC – pour Super Carrera – est présentée en 1978. Elle remplace toutes les versions 2.7 ainsi que la Carrera 3.0, en accusant par rapport à elle une baisse de puissance de 200 à 180 chevaux. Ménage par le vide, la gamme 911 se résume donc à une 3.0 atmosphérique dégonflée et la 3.0 Turbo reconduite.
Ceci dit la SC n’est pas une 911 au rabais, bien au contraire. Elle gagne en couple, et offre un équipement plus luxueux qu’auparavant. Un important travail est également fait sur la fiabilité du moteur pour résoudre les dernières lacunes du modèle : avoir un macchabée dans ses rangs, d’accord, mais ternir l’image de la marque, jamais.

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