La bête et la belle

On ne remerciera jamais assez Auto Express d’avoir réalisé ces photos de la nouvelle Mini Countryman (prévue pour cet été), accompagnée de la Morris Mini originelle de 1959. Le cliché ci-dessus montre tout ce qu’on déteste dans cette inutile mode du retro-design.
À droite, la Mini, la vraie. Une voiture d’ingénieur, avec son moteur transversal avant, une première en si grande série. Une voiture de designer, avec une exploitation maximale de l’espace ainsi libéré dans l’habitacle. Le dessin de la carrosserie ? Une conséquence de tout cela, une simple enveloppe dont le dessin reprend le style de l’époque.
À gauche, la Mini Countryman, premier 4×4 de la marque. Une voiture née du marketing BMW, qui a parfaitement senti les besoins d’une clientèle avide de produits urbains premiums. Une voiture de styliste, qui applique une ligne pleine de nostalgies à toutes les carrosseries imaginables.
La Countryman est sans doute une excellente voiture, amusante à conduire comme toutes les Mini modernes, et son look lui assurera la sympathie de tous, mais quel que soit son succès commercial, on voit mal comment elle pourra marquer l’histoire. D’ailleurs on a déjà oublié qui en a signé le concept, ou la ligne - mais l’a t-on jamais su ? Le nom de Sir Alec Issigonis, lui, est à jamais gravée au panthéon de l’automobile. Si la Smart est une bien plus digne héritière de la Mini, on attend surtout avec impatience la géniale T25 de Gordon Murray. Il existe heureusement encore de vrais designers automobiles, qui privilégient le concept au style. Mini, n’oubliez pas : un jour, il faudra bien passer à autre chose…


photos : Auto Express









je plussifie à tout va!
Je m’autorise une surplussification.
Heureusement qu’Alec Issigonis est déjà au panthéon des génies automobile, sinon ça l’aurait surement achevé de voir cette horreur.