La création de la British Leyland Motor Corporation en 1968, dirigée par Sir Donald Stokes, marquera le glas de l’industrie automobile britannique. Un lent et inexorable déclin parsemé d’erreurs majeures, aussi improbables qu’inexplicables. L’une des premières sera de vouloir restyler la Mini qui pose deux problèmes aux fins stratèges de la BLMC : son style n’est plus vraiment dans le coup et sa version Cooper – pour laquelle la marque paye des royalties à John Cooper – est vendue à perte.

Une solution toute bureaucratique est vite trouvée. Pour le style, il suffira de revoir la face avant à la mode contemporaine. Le travail est confié à Roy Haynes, qui a signé il y a peu la Ford Cortina Mk.II. Ce dernier ne va pas se fouler, il appliquera un copié-collé de son dessin sur la nouvelle Mini dite « Clubman ». Quant à Cooper, il ira se faire voir, la marque annule le partenariat, et efface le nom des voitures : la version sportive de la Mini devient Mini 1275 GT.

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Seulement voila, si son nom (et les publicité d’époque) laisse à penser que le moteur est le même 1275 que celui de feu la Mini Cooper S Mk.3, il n’en est rien : c’est le bloc maison que l’on retrouve sur toutes les Austin 1300, bien moins puissant (59 ch contre 76 pour la Cooper S). En toute logique, la voiture est beaucoup moins performante. Si son nouvel avant lui donne une bien meilleure accessibilité mécanique, et une meilleure protection contre les choc, la Clubman est moins aérodynamique que la Mini classique – un comble.

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En 1980, la Mini Clubman sera remplacée par la nouvelle Austin Metro, la Mini « classique », dont la production n’a pas été pas été arrêtée lui survivra jusqu’en 2000. 583 862 Mini Clubman furent produites, dont 110 673 GT. Ces dernières sont aujourd’hui un collector typé des années 1970 que l’on apprécie particulièrement au Blenheim Gang, autant pour leur look décalé que pour l’injuste désamour dont elles ont longtemps souffert.

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Mini Clubman 1275 GT, produite, d’après sa calandre, entre 1969 et 1976, garée en marge d’un rassemblement de voitures anciennes à Versailles.

Une réponse

  1. Serge

    En fait le bloc moteur est le même (à part les trappes de visite des poussoirs d’AAC), la course et la culasse sont différentes..

    Pas terrible ce jaune poussin, je lui préfère -de loin- ce jaune Inca du dépliant..

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