La PanAm, compagnie référence de l’ère du jet, voyait grand pour accueillir ses voyageurs au début des années 60. Le Worldport de l’aéroport JFK et le PanAm building de Park Avenue répondait à cette logique : imposer la compagnie comme la référence des voyages transcontinentaux. Cela tombe bien, le 707 a réalisé son premier vol entre New York et Paris en 1958 avec les couleurs de la compagnie.

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Conçu comme un vaste disque débordant largement des colonnes le soutenant, surnommé flying saucer, le Worldport protégeait les passagers à l’embarquement et à la sortie de l’avion des intempéries, à une époque ou les passerelles n’étaient pas encore généralisées. Bien vu.

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Inauguré en 1960 puis modifié en 1971 afin d’accueillir le nouveau Boeing 747, le Worldport, tout entier dévolu à la PanAm, fut longtemps le plus grand terminal aéroportuaire du globe. Pourtant l’œuvre du cabinet Tippets Abbott McCarthy and Stratton reste moins élégante que le terminal de la TWA.

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Si l’envie vous en disait, un hélicoptère reliait directement le siège de la compagnie dans le centre de Manhattan au terminal en moins de dix minutes. Pratique pour les voyageurs pressés à une époque où les contrôles de sécurité n’existaient pas.

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Mais la PanAm connaît trop de vicissitudes, entre erreurs de gestion et développement mal maitrisé, qui la mène tout droit à la faillite en 1991. Le Worldport n’est alors plus qu’un actif comme un autre d’une compagnie promise au dépeçage. Delta Airlines récupère le morceau, qui au passage perd son nom pour ne plus qu’être le terminal trois de l’aéroport JFK. Le déclin commence.

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Le 23 mai 2013, un dernier 747 quitte son point d’attache direction Tel Aviv. Pour le Worldport, la destination finale sera la démolition. Fin de l’histoire d’un des terminaux les plus remarquables qui soient.

A propos de l'auteur

Arnaud
Rédacteur Architecture & Design

Dès son plus jeune âge, Arnaud commence à compter le nombre de pots d’échappement des autos qui parcourent la côte d’Azur pour mesurer leur intérêt (nous vous rassurons, il a changé d’unité de valeur depuis). Comme tout petit garçon, il joue avec des trains et des voitures, ce qui contribuera définitivement à son intérêt pour tout ce qui vole et roule. Quelques années plus tard il développe une appétence supplémentaire pour l’architecture. Aujourd’hui, c’est dans un domaine bien différent qu’Arnaud se prépare à trouver un employeur. Il se mettra à porter des costumes, en même temps qu’il abandonnera sa carte Imagin’R et se mettra en quête de quatre roues et un toit.

2 Réponses

  1. Flagoo

    J’étais à JFK ces jours derniers : la casquette a déjà disparu, restent les piliers…

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