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La BMW série 3 en est à sa cinquième génération en 35 ans de carrière. A ce compte, il est très possible qu’au moins une pépite vous ait échappé : Voici quelques raisons pour lesquelles nous pensons qu’il s’agit certainement de la 323ti.

Et pour commencer, un record : C’est la plus courte des séries 3, toutes générations confondues. La Compact mesure 15 cm de moins qu’une E21 ou une E30. Face à un coupé 323i de la même année, ce sont 22 cm et surtout une centaine de kilos qui disparaissent. Gagner du poids en retirant la malle, plutôt que la climatisation ou l’autoradio, il suffisait d’y penser.

C’est une BMW historique : La marque ne proposait plus de 3 portes à hayon depuis la «Neue Klasse » Touring. L’adoption de ce style de carrosserie permettra surtout d’ouvrir un nouveau segment à moindres frais – sauf sur le marché US, qui l’ignore – et marque un premier pas vers l’actuelle série 1. La dénomination « ti », également disparue avec les 02, refait son apparition sur la Compact… mais c’est plus anecdotique.

La 323ti est une « Hot Hatch »; Et l’une des rares à être équipée d’un 6 cylindres en ligne! C’est également une propulsion, configuration atypique pour le segment. Oui, mais ce sont les recettes de la maison, et elles permettent en prime d’obtenir une répartition des masses idéale. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le badge, la cylindrée atteint 2494 cm3, pour une puissance de 170 ch. Dans ce cas, nous ne voyons rien à y redire.

Elle est plus vintage qu’il n’y parait : Faute de place pour caser le système Z-Axle, la 323ti devra se contenter d’un train arrière hérité des E30, nettement moins rigoureux. Cette combine, partagée avec la Z3, sera aussi bien l’objet de critiques que d’éloges ; Tout dépend du sens de l’aventure de celui qui se trouve au volant. A l’intérieur c’est la même histoire, puisque tout ou presque semble provenir de stocks accumulées sur des productions antérieures. L’habitacle ainsi rapiécé séduira avant tout les contrôleurs de gestion, mais n’en demeure pas moins d’une cohérence acceptable, surtout avec les sièges en tissu.

Son style est une réussite et sert parfaitement le propos de l’auto : D’apparence plus agile et légère, elle n’en conserve pas moins toute l’élégance et l’aplomb du reste de la gamme. Même en présence du kit M-Technik, la 323ti demeure suffisamment discrète pour ne pas exiger une étude systématique des itinéraires empruntés. Voilà qui accroit considérablement les possibilités d’utilisation quotidienne.

Ce que nous ressentons au sujet de la BMW 323ti pourrait se résumer ainsi : « Less is more ». Et même si ce n’est pas l’unique devise du Blenheim Gang, mais nous sommes favorablement disposés à son application de ce principe à l’automobile.